Publié le lundi 27 avril 2009 à 01H00 - Vu 127 fois
Les policiers le disent : « Les Anti-Dieudonné sont venus à la rencontre du bus dans le but de déclencher des troubles. »
Herve OUDIN
Les plus agressifs ne sont pas toujours ceux qu'on croit. Samedi soir, ce n'est pas la bande à Dieudonné qui a semé le désordre. Que l'on aime ou que l'on n'aime pas l'artiste, « ses fans sont restés calmes malgré les provocations ». Ce sont les policiers qui le disent. Ces derniers ont constaté que les Anti-Dieudonné sont venus à la rencontre du bus dans le but de déclencher des troubles.
Une fois n'est pas coutume, la police raconte : « Certains manifestants sont allés jusqu'à se coucher devant le bus, d'autres tapaient carrément dessus, le secouaient. On sentait qu'ils voulaient aller au contact et c'est finalement l'équipe de l'humoriste qui a eu très vite la sagesse de décider de quitter la ville ». Non sans mal.
« On n'avait qu'une peur, c'est que des manifestants passent sous une roue car le chauffeur avait un mal fou à se dégager ». Il a eu tellement de mal qu'il a même heurté la voiture banalisée d'un policier en partant (il ne s'agissait finalement pas de la voiture d'un manifestant).
La police tient à le préciser pour bien montrer que les « méchants », samedi soir, ce n'était pas les amis de Dieudonné mais bien des Rémois tellement bien-pensants qu'ils s'arrogent le droit de chercher la bagarre.
Dans cette histoire, et depuis le début, c'est la démagogique décision d'Adeline Hazan d'interdire la venue de l'humoriste qui est montrée du doigt. Le contraire se saurait : interdire n'a jamais été une solution pour combattre les extrémismes. De tout bord.
Catherine Frey
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