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Les étudiants rentrent au bercail

Publié le mercredi 23 septembre 2009 à 01H00 - Vu 13 fois


Depuis deux ans, les effectifs des lettres et des sciences humaines enregistrent une baisse.

Depuis deux ans, les effectifs des lettres et des sciences humaines enregistrent une baisse.

alex roger


LES étudiants ont-ils boudé les campus après le long mouvement de grogne du printemps dernier ? La semaine dernière, Valérie Pécresse a indiqué que le nombre d'inscrits à l'université enregistrait une très légère baisse de 0,5 % (hors IUT) contre -0,8 % en 2008. « Il n'y a pas eu d'évitement des universités par les bacheliers », a souligné la ministre de l'Enseignement supérieur, ajoutant que toutes les conditions étaient réunies pour que cette rentrée se déroule de façon « sereine ».

À l'université de Reims Champagne-Ardenne, le constat se veut identique. Le président Richard Vistelle a dévoilé hier les premiers chiffres de la rentrée qui s'est officiellement déroulée lundi. Aujourd'hui, un peu plus de 14 900 étudiants sont inscrits, soit une augmentation de 8,5 % par rapport à l'année dernière. D'ici la fin des inscriptions - en novembre, le président de l'Urca prévoit une hausse globale de 2,5 à 3 % des effectifs -, les chiffres officiels ne seront connus qu'en janvier. Une évolution « remarquable », selon lui, dans une région où la population de la tranche d'âge des 15-29 ans a tendance à diminuer. L'année dernière, les effectifs de l'Urca avaient crû de 1 %.

Si le résultat global peut s'avérer satisfaisant, à y regarder de plus près, certaines filières sont nettement plus attractives que d'autres. Les sciences exactes et naturelles enregistrent une hausse de 5 % de leurs effectifs, la médecine idem, les Staps de 20 % et le droit de 8 %. « Ces chiffres sont réconfortants puisqu'ils confirment l'attractivité des diplômes et de la formation », note Olivier Dupéron, doyen de l'université de droit, qui avoue son « plaisir » à voir des amphithéâtres pleins, « ce qui n'était pas forcément le cas les années précédentes ».

A l'inverse, une forte baisse est observée en pharmacie (-34 %), liée, selon la présidence de l'université, à « une anticipation de la réforme du LMD santé ». Autre mauvaise nouvelle : les lettres et sciences humaines sont en « très légère baisse ». Le même phénomène avait été observé à la rentrée 2008. Mais, comme l'année dernière, aucun chiffre n'est avancé par Richard Vistelle. Sous prétexte que les inscriptions ne sont pas terminées…

Faute d'explication, peut-on imaginer que ces deux années de baisse consécutive dans ces deux filières sont une des conséquences des mouvements des étudiants et des enseignants-chercheurs - trois en quatre ans ? Le président de l'université soutient mordicus que non, reprenant mot pour mot l'antienne de la ministre de l'Enseignement supérieur : « La mobilisation du printemps n'a pas été suivie d'un évitement de l'université. Les étudiants continuent de croire en l'université ». Fermez le ban.

Du côté du rectorat, le discours se veut tout aussi rassurant. « Les chiffres prouvent que les lycéens ne boudent pas l'Urca qui demeure une filière d'excellence », a déclaré hier Alexandre Steyer, le recteur de l'académie, qui préfère mettre en avant l'augmentation de 12 % du budget de l'Urca par rapport à l'année dernière.

Quant à savoir si cette « légère » diminution des effectifs peut traduire une crainte de dévalorisation des diplômes de ces filières, la présidence de l'université reçoit, une fois n'est pas coutume, le soutien de l'Unef. « C'est du pur fantasme. L'année dernière, on s'est justement battu pour rattraper les cours et faire en sorte que les diplômes aient la même valeur », explique Julien Micelli, le président du principal syndicat étudiant.

Les universités françaises connaîtront-elles un nouveau mouvement cette année ? Les enseignants-chercheurs, comme certains étudiants, cultivent de l'amertume mais semblent hésiter à repartir (lire ci-contre). En fait, la réponse pourrait se trouver dans l'agenda politique. Avec une ministre candidate aux régionales en mars prochain, les facs devraient s'épargner une nouvelle réforme. Et donc une nouvelle grogne.

Mickaël PENVERNE

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Les dernières contributions


denisdereims

23/09/2009 à 17h35

Je ne savais pas que les étudiants étaient des animaux merci à ce journal de m'apprendre qu'une université s'appelle aussi bercail

Boulara

23/09/2009 à 13h28

Bonjour

je souhaite un excellente rentrée à tous les étudiants de France , mais une question , auront - ils ( e ) tous et toutes un logement ? pouvez vous à L'Union écrire un article sur les difficultés que rencontre certains étudiants à trouver une chambre d'étudiant et à quel prix ?

merci

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