Publié le mardi 05 janvier 2010 à 01H00 - Vu 192 fois
Depuis deux ou trois ans les élus fantômes se multiplient. Défaut de communication ou inexistence politique (in)volontaire ?
CONNAISSEZ-VOUS Liem Hoang-Ngoc ? Francis Hénon ? Stéphane Rummel ? Sabrina Ghallal ? Non ? Nous non plus. Depuis deux ou trois ans, les « élus fantômes » se multiplient. Qu'ils soient nouveaux comme les quatre cités plus haut. Ou anciens comme le « fantôme » national, le député Jean-Claude Thomas ou l'ancien député Francis Falala. Défaut de communication ? Ou inexistence politique (in) volontaire ? Difficile à dire, mais le phénomène est nouveau : avant, un élu cherchait à faire parler de lui.
Affirmer que ces élus sont « fantômes » et n'apparaissent pas sur les clichés officiels ne signifie pas qu'ils ne font rien en coulisses. Mais quoi qu'ils fassent, on ignore totalement la nature et l'importance de leur action.
Tel Liem Hoang-Ngoc. Avant qu'il n'entre au Parlement européen, on a voulu nous faire croire qu'il était « rémois », notamment lors de la rencontre organisée par le « Mouvement européen ». Or, il est d'abord parisien, ensuite professeur d'économie à la Sorbonne, et surtout un cadre national du parti socialiste. D'où son élection qui n'a rien à voir avec sa notoriété. Simplement, la tactique politique nécessitait un rattachement à Reims, où il a fait quelques apparitions. Et même si - dans l'union il y a quelques mois - il a promis de venir « rendre compte à (ses) amis marnais », on l'attend toujours.
Inertie parlementaire
Même chose avec Jean-Claude Thomas. Élu et réélu député, il a été épinglé plusieurs fois pour son inertie parlementaire. Rien n'y fait : le site internet de l'Assemblée nationale le concernant est toujours aussi vierge. À se demander ce qu'en attendent les électeurs. Son seul fait de gloire depuis quinze ans a été de s'opposer à un « tramway inutile et ruineux ».
D'autres noms sont apparus au moment des élections et ont disparu aussitôt. Comme ceux des conseillers généraux Alexandre Tunc, Francis Falala, Francis Hénon, Stéphane Rummel ou Sabrina Ghallal. Cette dernière a d'ailleurs du mal à quitter son statut d'étudiante pour entrer dans le costume de conseiller général : des journalistes de l'union l'ont aperçue une fois dans une manif… d'étudiants. En revanche, même pas une annonce de permanence dans les cantons.
Francis Falala et, à l'échelle régionale, Marie-Annick Roger ne sont guère plus présents dans l'actualité. Mais eux ont existé dans les années 1990. On peut leur pardonner d'avoir pris une retraite politique dorée.
Et puis, il y a un Rémois parfaitement inconnu qui siège à la Région sans qu'on sache qui il est, ni ce qu'il fait : Kamel Ait-Ammar. Au final, ça fait quand même beaucoup. La réforme des collectivités est-elle si inutile que ça ?
J.-F. SCHERPEREEL
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