Les champagnes à moins de dix euros au banc d'essai

2 contributions

Publié le mardi 24 novembre 2009

l'union a organisé une dégustation de bouteilles de champagne à moins de dix euros : Sophie Claeys-Pergament, journaliste, Claude Guillemain, service marketing, Jacques Tillier, PDG de l'union, Sébastien Lacroix, rédacteur en chef et Geoffrey Orban, dégustateur.

l'union a organisé une dégustation de bouteilles de champagne à moins de dix euros : Sophie Claeys-Pergament, journaliste, Claude Guillemain, service marketing, Jacques Tillier, PDG de l'union, Sébastien Lacroix, rédacteur en chef et Geoffrey Orban, dégustateur.

Remi WAFFLART

Il fallait le faire, nous l'avons fait. À force d'entendre parler de ces bouteilles de champagne vendues à moins de dix euros dans les hypermarchés, on pouvait à juste titre se demander si cela valait vraiment la peine de courir les linéaires à la recherche du meilleur prix. Pour ce faire, il nous fallait déguster de façon professionnelle le breuvage. Grâce à Geoffrey Orban, nous avons pu mener à bien cette expérience.

Résultat : ce serait hypocrite de dire le contraire, les champagnes à moins de dix euros ne sont pas mauvais. De toute façon, ils ne peuvent pas l'être. Plusieurs raisons à cela. Au fil du temps, bien avant la crise économique, la vinification champenoise est devenue d'excellente qualité. Mieux encore, les dernières vendanges (2007, 2008 et 2009) ont également été qualitatives et… quantitatives.

Lors de cette dégustation, on s'est aussi aperçu que les bouchons faisaient tous partie du haut de gamme de la production du liège. Quoi qu'il en soit, il ne faudrait pas être dupe non plus. Cela fait des années que les hypermarchés et les hard discounts font des promotions pour les fêtes de Noël. Des prix d'appel très séduisants.




Ces champagnes ne sont pas mauvais




On trouvait déjà des bouteilles à dix euros au mois de décembre 2007, l'année de tous les records pour la Champagne avec 339 millions de bouteilles vendues. L'année où Pernod-Ricard sortait ses bouteilles de Perrier-Jouët à 50 000 euros la caisse de douze. Alors qu'est-ce qui a vraiment changé ? Face à la crise, la fameuse valeur ajoutée du champagne fait grise mine. « Sept euros, c'est le prix qu'on me propose actuellement. Sept euros, c'est le prix franco livré en magasin », indiquait dans nos colonnes au mois de mai dernier, Jean-Paul Pageau, président de la Scapest, société qui approvisionne les Leclerc du Nord-Est.

Avec ces quelques mots, la messe était dite. « En fait, ce sont des transactions qui se font rapidement sans délai de paiement. Une palette contre un chèque. » Avec la chute des expéditions (-13, %), la situation ne s'est pas arrangée. Loin de là. Le besoin de cash se fait sentir. Le paiement du raisin et les cotisations MSA n'attendent pas. « Certains négociants possèdent des stocks énormes et ont besoin d'argent rapidement. Au lieu d'aller à la banque, ils vendent 5 000 à 10 000 bouteilles à bas prix. Cela permet d'engendrer efficacement de la trésorerie. Le marché des premiers prix descend. C'est normal, c'est la loi de l'offre et de la demande. »

Il serait d'ailleurs injuste de croire que ce sont les plus importants ou les plus connus des négociants qui vendent ces bouteilles de marque de distributeurs et affichent les prix les plus bas. D'autres moins plus petits et plus discrets entrent également dans cette bataille des prix. À cette guerre de la bulle, on arrive ainsi à 7 euros la bouteille de champagne à Auchan Maubeuge début du mois de novembre. La bouteille à moins de cinquante francs. Le cauchemar de la crise des années 90 est bien réel.

 


Sophie Claeys-Pergament


 


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Les dernières contributions


le clou du spectacle

02/12/2009 à 15h42

Ces vins là, bien que pétillants et issus du terroir champenois, ne devraient même pas avoir le droit de s'appeler Champagne.

merove

25/11/2009 à 09h48

Il y a a bien longtemps que j'achète du champagne 1er prix et que je laisse en cave. Si l'on est patient, le résultat en vaut la chandelle, car le champagne primeur négocié par les petits viticulteurs ne vaut que si l'on sait l'attendre, ce que fait en général le grand négoce sinon le breuvage n'est pas à la hauteur d'excellents concurrents d'autres régions, vendus à prix plus réalistes.

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