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L'élection du bureau du SGV fait aussi la part belle à la coopération

Publié le jeudi 28 janvier 2010 - Vu 73 fois


Le nouveau président du SGV (au centre) affirme vouloir présider dans « un esprit consensuel ».

Le nouveau président du SGV (au centre) affirme vouloir présider dans « un esprit consensuel ».

Herve OUDIN


QU'ON se le dise, officiellement, la crise au Syndicat général des vignerons est passée. D'ailleurs, l'élection qui s'est déroulée, hier, a donné une large majorité à son nouveau président, Pascal Férat. Avec 30 voix sur 48 exprimées, le président de la coopérative La Goutte d'or à Vertus, peut donc se vanter, sans rougir, d'avoir été bien élu. Ce qu'il a fait d'ailleurs une fois le vote terminé. « Je correspondais certainement à une grande attente », a-t-il commenté, ajoutant qu'il souhaitait présider dans « un état d'esprit consensuel ». Un suspense de courte durée puisqu'il n'aura pas été nécessaire de procéder à un second tour. Et même si certains dans son entourage s'amusaient à dire que le résultat était déjà connu avant le jour de l'élection, l'on pouvait tout de même s'attendre à ce que Pierre Cheval fasse une percée plus importante. D'autant que plusieurs soutiens à l'ancien président Patrick Le Brun avaient décidé de lui apporter leur vote.

On remarquera aussi la forte présence des coopérateurs au sein du nouveau bureau du SGV dont il manque encore un membre : celui qui représente, de droit, la Fédération des coopératives. Car l'actuelle présidente, Jocelyne Dravigny, ne se représentera pas à ce poste. « Lorsque je suis arrivée, j'avais dit que ce ne serait pas pour très longtemps », a-t-elle confirmé. Elle a toutefois été élue au bureau en tant qu'administratrice. Du côté des vice-présidents, on note un seul changement avec l'arrivée de Maxime Toubard pour la Marne, qui prend donc la suite de Pascal L'Hoste, non réélu à son poste d'administrateur. Dominique Fleury reprend sa place pour l'Aisne, et Joël Falmet pour l'Aube. Aucun autre candidat ne s'était d'ailleurs manifesté pour ces places.

Une grande famille…

Pascal Férat aura donc fort à faire dans ce nouveau costume qui se porte à plein-temps. Gardera-t-il dans ce cas ses fonctions au sein de La Goutte d'or ? « Aujourd'hui, je ne sais pas encore, indique-t-il. Mais je connais si bien la structure que je peux la piloter à distance. Mes vice-présidents sont aussi en mesure de prendre les décisions… » Quant à la forte présence des coopérateurs au sein du bureau, il s'agit selon lui de « débats stériles ». « Il ne doit plus exister ces notions, pour moi, un président n'a pas une casquette plutôt qu'une autre », insiste-t-il. Sans doute pensait-il aussi à sa « casquette » de négociant, qui fut pourtant encombrante lorsqu'il était le président de la Fédération de coopératives, dont il a démissionné en 2007. Mais là encore, ajoute-t-il, « il ne faut pas couper le vignoble du statut du négoce. Cela fait aussi partie de l'évolution des choses, des vignerons peuvent être amenés à exercer ce type d'activités ». Il y a donc fort à parier que la motion proposée en décembre par Pierre Cheval lors de l'assemblée générale termine aux oubliettes. Il s'agissait alors de réfléchir sur l'opportunité de laisser des professionnels ayant une activité de négoce intervenir dans le processus entourant la fixation du prix du raisin. « Je n'ai pas compris la position de Pierre là-dessus », reconnaît-il. À ses yeux, ce conflit d'intérêts n'existe pas. N'aurait-il pas d'ailleurs demandé à être intégré à l'Union des maisons de champagne il y a deux ans ? « Ce n'est pas ce qu'il s'est passé, dit-il. Nous avions racheté la maison de négoce Napoléon, et l'UMC nous a radié. » Ce n'est pas tout à fait le souvenir qu'en garde Ghislain de Montgolfier, le président de l'UMC (lire par ailleurs). Une simple différence d'interprétation sans doute.

Julienne GUIHARD-AUGENDRE

Les autres membres du bureau : Rémi Durand (secrétaire général), Antoine Chiquet, Jocelyne Dravigny, Joël Follet, Michel Furdyna, Hervé Tissier.


 


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Les dernières contributions


bilo

06/02/2010 à 14h38

Mais quelle mascarade encore que tout ça!!!
Je trouve un peu facile de "taper " sur l'ex président LE BRUN : que lui reproche t-on précisément? Son incompétence à gérer cette "grande famille" de vignerons? Lorsqu'on voit le bilan depuis sa première élection, et surtout qu'on reprend la lecture de tous ces éditos, je ne vois pas où est son incompétence... qu'on lui reproche d'être un "dictateur", je ne comprends pas pourquoi dans ce cas, pourquoi en juillet 2009 le bureau, avec les mêmes administrateurs que lors de son 1er mandat, l'ont réélu? Mais qu'a t-il fait de si mal 4 mois pour qu'il soit éjecté de cette manière? Quant au fauteuil de président, est-il réellement si confortable que cela? Je ne suis pas certaine que de prendre des responsabilités, des décisions qui engagent les vignerons, l'économie de la Champagne soit de tout repos... Les indemnités km, le salaire etc sont à mon avis assez justes... je pense que vue la cabale dont il a été la "victime", ces frais et salaire ont dû être épluchés à la loupe...
Toujours est -il que nous avons a priori de nouvelles marionnettes à la tête, mais qui tire réellement les ficelles? Les vieux dossiers ressortis récemment vont-ils à nouveau tomber dans l'oubli, comme par magie... quelle belle et fraternelle famille!!!!

trucmuch

Sur le sentier de l'indignation

03/02/2010 à 23h33

Qui peut expliquer comment juridiquement que des vendeurs aux kilos adhérents à une coopérative se trouvent d'emblée cotisants au fumeux syndicat sans avoir jamais signé le moindre bulletin d'adhésion? Comment respecte-t-on la liberté d'opinion des vignerons qui n'ont pas du tout envie d'alimenter la gabégie dans laquelle des margoulins se sucrent sans vergogne ?

zoro51

02/02/2010 à 20h12 | 1

Réponse à sapotille : la rémunération de Ph FENEUIL était parfaitement connue du CA à l'époque Pour P Le Brun: cf le commentaire très détaillé de sacré Caliméro sur les indemnités kilométriques. Sinon effectivement un vote a bien eu lieu en 2005 en CA pour doubler l'indemnité présidentielle de M. Le Brun (par rapport à celle perçu par Ph Feneuil) mais cela n'était apparemment pas encore suffisant pour satisfaire ses besoins ... J'ai bien lu les différents articles de L'union cités, rien sur les écarts de conduite et l'absence de transparence de PLB sur ses indemnités malgré les interventions lors de l'AG exceptionnelle de certains membres du CA aujourd'hui "dégagés" du conseil pour avoir osé dire la vérité et dénoncer le système le brun. Heureusement PLB n'est pas arrivé à ses fins : revenir "par la fenêtre" aux commandes du SGV au risque de faire exploser l'unité du vignoble dans son intérêt personnel. La correction (4 voix) en outre est sévère ... Cela s'appelle le retour de bâton.

sapotille

31/01/2010 à 15h39

Infos pour Zorro51 (vous pouvez vérifier auprès du SGV) : dès son élection Mr Le Brun a demandé le vote par le CA du montant de son indemnité perçue en qualité de président. Chose faite en 2005 et votée à l’unanimité. Contrairement à ce que vous affirmez, le montant de la rémunération de son prédécesseur n’a jamais été soumise au vote du CA et son calcul était disons…amphigourique : indemnité, frais divers, véhicules à disposition, enveloppes ... .Je vous invite à ce sujet à consulter l’Union du 24 octobre, du 16 décembre 2009 et d’autres à venir puisque comme vous le dites si justement « laissons la justice travailler »…

SacréCalimero

29/01/2010 à 17h16

Tout à fait d'accord avec Zoro51. Le syndicat doit retrouver sa sérénité, depuis des semaines Lebrun demandait une nouvelle élection, les sections locales de chaque village ont voté! Qu'il accepte ce résultat démocratique: les vignerons n'ont plus besoin de ses services!

leraleur

29/01/2010 à 13h13

Pour la première fois, un négociant est à la tête de la SGV! Ses homologues doivent se réjouir,les vendeurs aux kilos beaucoup moins. En effet comment demander un prix fort du kilo si on achète celui-ci. Nous avons dû mal à comprendre. Que s'est-il dit lors de réunion les veilles de l'élection? Bon courage aux administrateurs qui nous défendent.

Filochard51

Autour d'Epernay

29/01/2010 à 08h25

La fin du commentaire de Kasso est grave et inquiétant. Si table rase est faite sur le passé, ce nouveau président ne sortira pas grandi de cet épisode, pire, son élection laisse planer un doute sur d'éventuelles manœuvres tout comme dans les drôles d'affaires qui planent sur le bassin d'Epernay en ce moment (Millésium, Esterlin). Ce président doit déposer des plaintes par rapport à tout ce qui a été véhiculé dans la presse (arrangement, contrats), la justice elle tranchera. Il en sortira alors grandi.
Viticulteurs réveillez-vous, le syndicat c'est vous qui le faites vivre.

zoro51

29/01/2010 à 04h04 | 1

Réponse à Kasso : une grande majorité du vignoble commence à en avoir assez des facéties de l'ancien président Le Brun. Ses discours populistes sur la transparence et le ton "tous pourris et malhonnêtes sauf moi" en deviennent indécents. M. Le Brun était autocratique à un tel point qu'il s'est auto-octroyé des "indemnités présidentielles" en dehors de tout cadre juridique qui dépassent et de loin celles de l'ancien président Feneuil décidées elles en CA. Alors oui le SGV a effectivement besoin d'un homme intègre et droit et le conseil d'administration, fraichement réélu il faut le rappeler, l'a bien compris en élisant à sa tête M. Férat. Espérons maintenant de la stabilité et de la sérénité pour le SGV, laissons sombrer son ancien président dans ses délires et la justice travailler.

trucmuch

Sur le sentier de l'indignation

28/01/2010 à 21h59

Ingratitude : une définition qui s'applique à l'endroit d'un dirigeant peut-être pas parfait mais dont le bilan présenté en décembre 2009 n'a pas été remis en cause. Cette belle unité de façade volera-t-elle en éclat lors de la prochaine A.G. ?

bozo51

28/01/2010 à 20h49

À peine élu et déjà des rumeurs de magouilles circulent dans les couloirs, un petit peu d'huile sur les braises a peine consommées, histoire de remuer toute cette mascarade, va-t-il battre le record de M. Tarlant, je comprends pourquoi ils n'ont pas fait venir tous les viticulteurs aux urnes autrement les réseaux ne serviraient plus à grand chose, c'est d'une tristesse.

SacréCalimero

28/01/2010 à 20h24 | 1

Je réagis après lecture des paroles de M. Lebrun suite à sa large non-réélection (4 voix sur 48), il devrait pourtant se réjouir d'un vote qu'il a lui même demandé! Après ce vote démocratique, il reprend son costume préféré de Calimero, "éternel incompris" et "injustement évincé" de son confortable fauteuil présidentiel (+100000€/an). C'est toujours difficile de voir la réalité en face. Peut-être les nouveaux administrateurs sont-ils fatigués de la dictature Lebrun et de ses incompétences en négociations, de s'être suffisamment servi dans les caisses du SGV (32280€ de remboursement de frais km)!?
Que reproche-t-il cette fois? Trop de coopérateurs !
Le SGV est composé de vignerons manipulant et de vignerons coopérateurs qui défendent leur intérêt commun: le champagne! Serait-il contre l'alternance? C'est représentatif d'une démocratie pourtant.
Depuis des semaines M. Lebrun réclamait un nouveau vote!
Dans chaque village, via leurs sections locales, les vignerons ont voté!
Qu'il l'accepte!

kasso

28/01/2010 à 17h09

Le miroir aux Alvoët
L’illusion était presque parfaite lors du JT régional du 27 janvier ; le directeur du SGV voulait nous persuader d’un ton de Maître que le scrutin du jour désignant le nouveau président et son bureau s’était déroulé dans la transparence et la sérénité ...et avec beaucoup d’émotion devant la surprise des résultats. Résultats pourtant prévisibles depuis la veille, le vote était bien orchestré. On a pu voir un candidat unique pour certains postes, par exemple celui du vice président de la Marne M. Lhoste ,désavoué par les vignerons lors du vote du 15 janvier, aujourd’hui remplacé par M. Toubard ; étonnant non comme les sbires de M. Tarland sont facilement interchangeables ! M. Alvoët nous dit donc que tout est d’équerre sur la forme, mais sur le fond c’est tout de même plus compliqué de nous berner. En effet comment déclarer que la crise du SGV est passée alors que rien n’est fondamentalement réglé :
- pourquoi cette communication parcimonieuse de la part du SGV depuis la démission du CA exigée par les vignerons ? ils ont été ignorés pendant des semaines et aujourd’hui leur syndicat serait bien mieux dirigé alors qu’ils n’ont jamais exprimé le souhait de remplacer le président réélu en juillet! on leur a imposé un changement, c’est différent. Ils n’ont d’ailleurs jamais obtenu d’explication à l’éviction de M. Le Brun ; pourquoi si ce n’est que cette décision n’est pas honnêtement justifiable? Le bilan qu’il a présenté fin décembre 2009 était cohérent et positif pour la profession et il n’a du reste pas été explicitement attaqué sur ce plan.
- pourquoi M. Férat s’est-il soudainement senti l’homme de la situation alors qu’en décembre il s’était désisté au profit de M. Tarland (interchangeables aussi ?)
- lorsque M. Férat dit vouloir faire table rase du passé , envisage-t-il d’étouffer une fois de plus les « affaires » à l’origine de tout ce chaos : Ms Chaillon et Feneuil et leurs réseaux vont-ils une fois encore tenter de passer à travers les mailles de la justice…
Le SGV a besoin d’un homme intègre, respecté de tous les vignerons et apte à défendre le vignoble dans les durs combats qui l’attendent. De quelle durée sera le mandat de M. Férat ? A voir, la place est instable pour qui refuse les compromissions …

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