Publié le jeudi 22 novembre 2007 à 01H00 - Vu 1 fois
Odieux, pitoyable et suicidaire ! Est-ce le début du terrorisme social ? Ceux qui ont saboté des installations ferroviaires du TGV ne sont pas seulement des lâches qui mettent en danger la sécurité des usagers. Ce sont d'authentiques criminels qui sont prêts à orchestrer des drames pour sauvegarder leurs petits intérêts, à moins qu'ils ne soient les mains sales destinées à dévaloriser les cheminots dans l'opinion. Ils n'ont rien à voir avec les vrais syndicats qui conservent des réflexes républicains et ne peuvent que condamner ces comportements inadmissibles. Ne sont-ils pas destinés à les discréditer pour mieux nuire à l'esprit des négociations qui s'engagent ? Qui se cache derrière ces commandos d'irréductibles ? Cette préméditation de l'action n'atteste-t-elle pas le refus définitif de toute concession, bref une stratégie suicidaire capable de s'achever par des tragédies ? Qui a intérêt à promouvoir un climat d'insécurité et à désorganiser en cascade la circulation des trains ? Les questions ne suffisent pas. Il faut trouver les auteurs et identifier les réseaux aujourd'hui prêts à substituer l'affrontement le plus abrupt à la logique raisonnable du dialogue équitable. Savoir sortir d'une grève ne s'est jamais résumé à une destruction partielle organisée d'un outil de travail. Les positions ultras ne desservent pas simplement leurs initiateurs mais toute une profession qui n'a peut-être pas grand-chose à y voir. Même si les équipements attaqués obligent à un minimum de connaissances des systèmes de sécurité adoptés sur le rail français. Ceux qui n'ont rien fait se sentent injustement pris à partie mais cette réaction épidermique est souvent la conséquence d'une colère refoulée. Les partenaires sociaux doivent tenir bon et ne pas chuter dans le piège qui leur est tendu. Le meilleur moyen de prouver aux plus radicaux qu'ils ont tort est de valider un accord solide capable de rétablir la confiance. Cela exige d'aller vite et bien et de rétablir le service normal des trains.
Hervé Chabaud
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