Publié le dimanche 07 septembre 2008
Hier, se tenait à l'espace Millesime de la foire de Châlons, un débat qui servira de base à la nouvelle convention signée par la SNCF, la région Champagne-Ardenne et l'État au sujet des TER (transport express régional).
La suppression en décembre 2008 de la ligne qui reliait Reims à Nice le week-end et pendant les vacances scolaires a été officialisée.
Si Bruno Bourg-Broc, maire de Châlons-en-Champagne, n'avait pas interpellé Éric Radenac, directeur régional de la SNCF, la question n‘aurait probablement pas été abordée.
« Je n'ai même pas été informé, je l'ai entendu presque par hasard. Je compte écrire une lettre au PDG de la SNCF à ce sujet-là », a affirmé l'élu.
Pierre Mathieu, vice-président du conseil régional, conteste aussi cette décision : « Dans la convention, il était prévu que la desserte nationale ne soit pas touchée ».
Éric Radenac, directeur régional SNCF de Champagne-Ardenne se justifie : « La fréquentation de cette ligne baisse d'année en année. Avec le TGV, les trains de nuit sont de moins en moins prisés. Il sera tout de même possible d'effectuer ce trajet, avec une correspondance à Culmont-Chalindrey (en Haute-Marne) », précise-t-il.
De nombreux Châlonnais regrettent aussi la diminution du nombre de trains entre Paris et Châlons, « 5 à 6 de moins quotidiennement », avec la mise en place du TGV Est. Un sujet qui inquiète Bruno Bourg-Broc et les utilisateurs.
Sur ce sujet, la position de la SNCF semble être : on ne fait pas d'omelettes sans casser des œufs.
Alain Comarlot est contrôleur SNCF, il travaille à la gare Paris Est mais vit à Châlons, « un train de fin de soirée, 23 heures, au départ de Paris a notamment été supprimé. Il permettait à ceux qui travaillent à Paris de revenir. Il permettait aussi de se rendre à la capitale pour une soirée, il avait son utilité », regrette-t-il.
Un train international, à destination de l'Allemagne circule pourtant entre Paris et Strasbourg à cette heure-là, sans s'arrêter dans les gares du département Châlons, Epernay, Vitry etc.
« Pour des raisons de sécurité, nos trains ne s'arrêtent pas en gare entre 23 heures et 5 heures du matin », explique Alain Comarlot.
En ces temps de grenelle de l'environnement où l'on veut privilégier les moyens de transports publics, ces suppressions n'encouragent pas les gens à utiliser le train.
Rémi Havyarimana




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