Publié le dimanche 24 janvier 2010 à 01H00 - Vu 36 fois
Une volée exceptionnelle signée Clément Tainmont a remis le Stade sur le chemin d'un succès ô combien flatteur.
Christian LANTENOIS
IL est des soirs comme ça, où tout débute de travers et tout se termine bien. « En début de saison, ce match-là, on l'aurait perdu », a finalement admis un Marc Collat toujours aussi serein.
Reims s'est fait peur, Reims a plutôt mal joué, mais Reims a empoché trois nouveaux points qui le conduisent indubitablement vers son Graal.
Difficile d'analyser cette 7e victoire stadiste à Delaune, la plus large depuis le 5-0 infligé à Cassis-Carnoux, le 9 octobre 2009. En fait, tout s'est joué sur un coup de pied de coin sifflé à la 47e minute de la 1re période et déposé par Gragnic sur le crâne inspiré de Fauré.
Revenant presque miraculeusement au score avant de rentrer au vestiaire, le Stade s'était laborieusement remis sur les rails du succès.
Et plutôt que de subir une grosse engueulade durant le temps de repos, les Stadistes purent échafauder calmement un plan d'actions pour déstabiliser une coriace et entreprenante équipe pacéenne.
« C'est le tournant du match, rappelait Laurent Hatton, le coach normand. Je me demande encore pourquoi l'arbitre a laissé jouer deux minutes supplémentaires. Sans cette égalisation, Reims serait rentré sous les sifflets et aurait douté. Après, qui sait ce qui se serait passé ? »
La suite ? Le jour et la nuit avec la première période. Avec Guégan dans un rôle de stabilisateur, Reims maîtrisa enfin son sujet grâce à un jeu de passes plus efficace et plus rapide.
Les transmissions assurées, restait à concrétiser les occasions qui se multipliaient de façon désordonnée.
Un triplé et un « bijou »
C'est là que son buteur Fauré entra en action, convertissant une ouverture de Tainmont et un corner de Gragnic, s'assurant ainsi son deuxième triplé de la saison et un total de 16 buts. Avec lui, Tainmont allait être l'autre acteur de ce final renversant, en inscrivant un « but venu d'ailleurs », sous la forme d'une volée en extension qui fit se lever Delaune.
En ne jouant vraiment que 25 minutes, le Stade profitait du plongeon physique et psychologique de Pacy pour s'assurer un succès en trompe l'œil.
« Le troisième match en huit jours est toujours délicat à négocier », reconnaissait Collat, qui souhaitait anticiper ce risque en faisant tourner son effectif. Une initiative pas forcément heureuse.
« C'est ce genre d'adversaire et de match qui se présenteront désormais », estimaient conjointement Olivier Guégan et Thibaut Ferrand. À chaque match suffit sa peine.
Gérard KANCEL
n
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site








Réagissez