Publié le dimanche 24 août 2008 à 01H00 - Vu 8 fois
Accueil glacial pour les 180 équipages du « Raid Suisse-Paris ». Remi WAFFLART
Remi WAFFLART
Au lieu d'une fête, le départ des 180 équipages du Raid Suisse-Paris s'est déroulé dans une ambiance inhospitalière sur le circuit de Gueux.
ON a pratiquement atteint le degré zéro de l'hospitalité hier à Gueux. Les 180 équipages du « Raid Suisse-Paris » ont été froidement accueillis sur le circuit à l'occasion du départ de la 7e étape vers le château de Ferrière dans la région parisienne. Au lieu de fleurs et de sourires, ils ont eu droit à une escouade de gendarmerie, dépêchée sur place pour faire respecter la « sécurité »…
«Il n'y a pas de souci. Au contraire : ils nous aident beaucoup. C'est le parking qui est un peu difficile », s'est empressé de rassurer l'organisateur Hans-André Bischsel. Effectivement, les gendarmes n'ont fait que leur devoir en obligeant les équipages à « stocker » leurs voitures dans les champs situés derrière les stands, pas du tout prévus pour la circonstance. De même, ils ont obligé le « staff » à serrer les véhicules le long des mêmes stands pour donner le départ. Car la départementale est restée ouverte à la circulation malgré ce rassemblement prestigieux et sympathique.
Créé il y a 18 ans, ce raid réunit de somptueuses voitures anciennes, dont certains modèles sont rarement vus en France. Rolls, Mercedes, Jaguar, Alfa-Romeo, Alvis, Chevrolet Corvette, Jensen, Studebacker, Riley, MG, Lagonda : autant de trésors à quatre roues, bardés de chromes et tapissés de cuir. Avec, à leur bord, des hôtes de l'agglomération, qui passent une soirée et une nuit sur place.
Très régulièrement, le raid fait étape à Reims et Gueux. L'événement est donc connu et (était) attendu. Mais pas l'ombre d'un accueil par la commune, ni même d'un plot pour sécuriser les participants et les badauds, et ralentir les automobilistes insensibles au charme des vieilles dames de la route.
Autant dire que l'organisation, pourtant réglée comme une montre suisse, a dû improviser. Après un moment de flottement, le départ a pu être donné. Des voitures en panne ont quand même enrayé la machine… Tandis que les spectateurs locaux commentaient abondamment cet accueil rébarbatif.
L'an prochain, pas de souci : le raid passera à Reims mais évitera Gueux, pour aller vers Laon. En revanche, il y a du souci à se faire pour le « week-end de l'excellence automobile » de la mi-septembre, qui va devoir composer avec les nouvelles contraintes locales…
J.-F.Scherpereel
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