LE MARNAIS DE L'ANNEE / Gisèle Probst élue Marnaise de l’année

Publié le mercredi 02 janvier 2008

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Gisèle Probst

Gisèle Probst

Stephanie Gruss

« Nous devons perpétuer le devoir de mémoire »

«JE ne m'attendais pas à être désignée, et encore moins à devenir n° 1 ! » La Vitryate Gisèle Probst a été élue « Marnaise de l'année » par les lecteurs de l'union. À 85 ans, cette ancienne résistante rescapée des camps de concentration continue d'aller de collèges en lycées pour raconter aux élèves son combat. Elle est l'une des seules de l'arrondissement de Vitry-le-François à perpétuer le « devoir de mémoire ». « Je vais partout où l'on me demande ! », reconnaît-elle, le sourire aux lèvres.
Si cette nomination est « un honneur » pour elle, elle a surtout une « valeur morale ». « On a dit : « plus jamais ça » ; et un autre a dit : « il faut raconter », explique la veuve Gisèle Probst, qui a 3 enfants, 5 petits-enfants et 3 arrière-petites-filles. Une fois que tous les anciens combattants seront morts, les jeunes devront reprendre le flambeau. Ce sera à eux de narrer l'Histoire, de rapporter ce qui s'est passé durant la Seconde Guerre mondiale ». Une soixantaine d'années après la fin du conflit, elle aimerait que les langues se délient enfin dans les familles.
« Que les grands- parents parlent »
« Il faut que les grands-parents parlent à leurs enfants et petits-enfants même si c'est difficile, il faut qu'ils racontent ce qu'ils ont vécu, ce qu'ils ont fait, ce qu'ils pensent… »
Gisèle Probst a seulement 20 ans et une fille d'1 an lorsqu'elle est arrêtée par la Gestapo, avec une quarantaine de personnes. « Quelqu'un nous avait dénoncés », affirme-t-elle. C'était le 17 octobre 1943. Elle se trouve alors à Clermont-Ferrand. Son père y avait racheté une épicerie. « Le magasin est très vite devenu une boîte aux lettres et notre domicile, un lieu d'émission vers Londres… », raconte Gisèle Probst qui a intégré le réseau Mithridate, l'un des plus importants réseaux de renseignements militaires franco-britanniques. Arrêtée, matraquée, elle est envoyée au camp de concentration de Ravensbrück, en Allemagne. Elle enchaîne alors les corvées de sable, doit faire face aux épidémies, déblaie les usines bombardées de Leipzig, pousse des wagonnets dans le Kommando de Schlieben… Le 21 avril 1945, elle est libérée par les soldats de l'Armée rouge. Un mois plus tard, « le jour de ma fête », elle rentre chez elle. Là, elle retrouve sa fille qui a été élevée par sa grand-mère maternelle.
« Porter la bonne parole »
Les Vitryats lui doivent notamment la construction du mémorial de la déportation place de la Gare. Sous le monument reposent des cendres de déportés anonymes que ce bout de femme au caractère bien trempé a ramenées du camp de concentration. Aujourd'hui, Gisèle Probst, commandeur de la Légion d'honneur, souhaite « léguer » la robe qu'elle a portée durant sa déportation.
Elle aimerait la voir exposer à la synagogue, dans la future salle culturelle et de pédagogie. « Je continuerai jusqu'au bout à porter la bonne parole, assure-t-elle. Ma volonté ne flanche pas ».
Stéphanie Gruss

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A la seconde place Alain Jamart : le pompier courageux

C’est un homme d’une grande discrétion. Alain Jamart est aussi un homme engagé au service des autres.

Chef de service retraité d’une sucrerie, il a été conseiller municipal de Fismes pendant deux mandats du temps de l’ancien maire Paul Caffe.

Mais on le connaît bien dans la commune et ses environs parce qu’il est le chef du centre de secours.
Un poste qu’il occupe courageusement, malgré la maladie qui le ronge depuis longtemps.
Une vocation

Alain Jamart a fêté ses 58 ans en décembre.
Cela signifie qu’il a passé près de deux-tiers de sa vie sous l’uniforme des pompiers volontaires. Entré au centre de secours de Fismes en 1972, il en est devenu le responsable sept ans plus tard.

Une vocation « valorisante » qui lui est venue par l’exemple de collègues de travail, envoyés sur un incendie spectaculaire.

Soucieux d’aider les autres, M.Jamart n’a jamais failli à sa mission, même quand il a appris qu’une sclérose en plaques le rongeait.
Il a transmis sa passion à l’une de ses filles et aux jeunes sapeurs-pompiers de l’école qu’il dirige.
Il sera sans doute aussi celui qui coupera le ruban inaugural de la future caserne.
J.F.Scherpereel

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A la troisième place Chapeau Daniel Royer !

Après Gisèle Probst, qui occupe la très enviable première place du concours du Marnais de l'année, Daniel Royer, 21 ans est le deuxième Vitryat sur le podium avec une très belle troisième place.
Dans la sphère vitryate mais aussi dans le milieu du sport, le parcours du jeune Bragard d'origine impose le respect. Membre de l'équipe de France d'athlétisme et du groupe France judo, le jeune pensionnaire de l'Etablissement social d'aide par le travail (ESAT, ex-CAT) n'en finit plus de renforcer un palmarès sportif des plus impressionnants.
Records nationaux dans 7 disciplines
À 21 ans seulement, son palmarès est particulièrement impressionnant. Jugez plutôt : vice-champion du monde d'heptathlon en salle à Budapest en 2004, vice-champion d'Europe de saut en longueur en 2005, champion de France au relais 4x100 mètres et record de France des clubs en 2006 à Oyonnax.
Il est toujours champion de France en titre au javelot et de la longueur et détient les records hexagonaux dans sept disciplines ! Cette année, il a ainsi une fois de plus dignement représenté la région au championnat du monde d'athlétisme de Fortaleza au Brésil où il a décroché l'argent aux 4x100 mètres et le bronze à l'heptathlon.
Sans oublier sa première place en individuel et par équipe en judo !
Un palmarès à faire pâlir d'envie de nombreux sportifs de haut niveau.

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Le vote

Vous avez été près de 1100 à avoir participé à ce jeu-concours.
Pour chaque coupon-réponse valide, nous avons accordé trois points au mieux classé, deux points au candidat arrivé en deuxième position, et un point au troisième.
Au total, Gisèle Probst culmine à 996 points. Alain Jamart en obtient 740, et Daniel Royer 572.
À titre indicatif, Clotilde Schoumacher prend la quatrième place avec 551 points et le dessinateur Cabu termine cinquième avec 451 points.

Le canapé à une lectrice de Sainte-Ménehould

Le bulletin tiré au sort, qui fera gagner à son heureuse propriétaire le canapé en cuir d’une valeur de 2.200 euros offert par notre partenaire Château d’Ax, est celui de Marie-Noëlle Bosquet domiciliée à Sainte-Ménehould.

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