Publié le vendredi 24 avril 2009 à 01H00 - Vu 157 fois
La Croisette se prépare à accueillir le traditionnel défilé de stars.
ANNE-CHRISTINE POUJOULAT
«C'EST une année où les grands noms du cinéma mondial sont là. Les vieux singes vont faire de belles grimaces », a déclaré le délégué général Thierry Frémaux.
Interrogé sur la quasi-absence de nouveaux visages dans la compétition (20 films), il a répondu qu'il fallait prendre en compte « toute la sélection » car nombre d'entre eux figurent au Certain Regard, pépinière de nouveaux talents de la sélection officielle (52 films).
Parmi les familiers de Cannes très présents cette année, l'Américain Quentin Tarantino, Palme d'or en 1994 avec « Pulp Fiction », dévoilera « Inglourious basterds » sur la Seconde Guerre mondiale, avec Brad Pitt et Diane Kruger.
Le sulfureux Gaspard Noé
Fait rare, il est le seul cinéaste américain en compétition (13-24 mai), ce que Thierry Frémaux a imputé à la grève des scénaristes d'Hollywood.
Outre Alain Resnais, le vétéran de la Nouvelle vague qui montrera « Les herbes folles », la France aura trois tickets pour la Palme d'or.
Ils ont pour nom Jacques Audiard (« Un prophète »), Xavier Giannoli (« À l'origine ») et Gaspar Noé dont le sulfureux « Irréversible » avait fait scandale sur la Croisette en 2002, de retour avec « Soudain le vide », tourné au Japon.
Le glamour français marquera la clôture avec « Coco Chanel et Igor Stravinsky » de Jan Kounen sur les amours clandestines entre la couturière et le musicien, avec Anna Mouglalis. Très attendu, le dernier film de Terry Gilliam « L'imaginarium du docteur Parnassus » avec le comédien disparu Heath Ledger sera montré hors compétition.
Déjà lauréats d'une Palme d'or, le Britannique Ken Loach dont « Looking for Eric » met en scène le footballeur Eric Cantona et le Danois Lars von Trier avec « Antichrist », y côtoient l'Autrichien Michael Haneke (« Le ruban blanc »).
On trouve deux Espagnols, Pedro Almodovar avec « Les Etreintes brisées » et Isabel Coixet (« Map of the sounds of Tokyo ») et un Italien, Marco Bellocchio dont « Vincere » relate l'histoire du fils illégitime de Benito Mussolini.
La Néo-Zélandaise Jane Campion, première réalisatrice à avoir remporté la Palme d'or, en 1992 avec « La leçon de piano », montrera « Bright Star », sur les amours du poète romantique John Keats. Elle est l'une des trois femmes en compétition, avec Coixet et la Britannique Andrea Arnold (« Fish tank »).
Six films viennent d'Asie, notamment « Vengeance », du maître du polar Johnnie To, tourné à Hong Kong avec le chanteur Johnny Hallyday.
Le retour d'Ang Lee
Censuré en Chine pour avoir présenté « Palais d'été » à Cannes en 2005 sans l'autorisation des autorités, Lou Ye montrera « Spring Fever », une torride histoire d'amour homosexuelle.
En compétition l'an dernier avec « Serbis », le Philippin Brillante Mendoza revient avec « Kinatay » aux côtés du Sud-coréen Park Chan-wook, qui montrera un film de vampires intitulé « Bak-Jwi ».
Absent de Cannes depuis « Tigres et dragon » en 2000 et lauréat de deux Lions d'or à Venise, le Taïwanais Ang Lee dévoilera « Taking Woodstock » une fiction consacrée au mythique festival hippie, et son compatriote Tsaï Ming-Liang montrera « Visage ».
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