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Le bio fait son nid dans la distribution

Publié le mardi 12 janvier 2010 - Vu 60 fois


Aussi un choix de société pour Christian Tronchon.

Aussi un choix de société pour Christian Tronchon.


Quelle alternative à la grande distribution ? Les magasins bio, est tenté de répondre Christian Tronchon, comme un choix de société. Gérant de l'enseigne Natureva à Reims et Tinqueux - 12 personnes, 2,5 M€ de chiffre d'affaires -, c'est un militant de la cause écolo. « Il faut être motivé. » Les marges sont moins confortables qu'ailleurs. Et la crise est venue grignoter le pouvoir d'achat de classes moyennes qui représentent son fonds de commerce. « Les nouveaux consommateurs n'admettent pas toujours les contraintes de nos métiers. » Comme de ne plus proposer de lentilles du Puy en rayons quand la récolte est passée… Impensable pour la grande distribution, qui conçoit mal ces circuits aléatoires.



« De la pédagogie »



Mais le bio n'est plus un monde de « bisounours », constate ce gérant. « Il y a de nouveaux arrivants, qui ont des ambitions. » L'enjeu sera de rester ferme sur les valeurs. Des producteurs rémunérés au juste prix, des délais de paiement à quinze jours sur les produits frais, etc. « Nous sommes aussi un des rares magasins à être contrôlés sur la provenance de nos produits. »

Le bio recouvre également tout un état d'esprit sur la relation avec ses clients. « Il y a de la pédagogie. S'ils trouvent moins cher, on leur explique la différence. »

Christian Tronchon les encourage gentiment à manger des fruits et des légumes de saison. « Comme ils ne sont pas obligés de manger de la viande tous les jours. Mais on n'insiste pas trop, par crainte d'être traités de sectaires. »

L'alimentation bio s'est cependant démocratisée. « Autrefois, les gens n'osaient pas. L'offre plus conséquente de produits bio a fait baisser les prix. » Et de prendre l'exemple de la bouteille d'huile d'olive passée, en dix ans, de 15 € à 7,90 €.



À la recherche du goût



Autre argument de vente, la convivialité. « Nos clients viennent pour être conseillés. Ils recherchent de la convivialité, du lien social. » Le retour à la qualité et aux saveurs authentiques serait un autre atout des magasins bio. « Les gens veulent retrouver des goûts. » Mieux informés sur la nocivité de certaines substances, comme le parabène, ils se laissent aussi séduire par des produits cosmétiques plus naturels.

Et les filières de distribution s'organisent. « Pour avoir des conditions d'achat plus intéressantes, il fallait se regrouper. C'était une demande des fournisseurs, encouragée par la loi de modernisation de l'économie. »

Natureva, qui existe depuis onze ans, a adhéré à la fédération du commerce associé (Super U, Atol, E. Leclerc, etc). Par ailleurs, les magasins rémois font partie du réseau Biomonde, une coopérative de 150 enseignes indépendantes en France.



Dominique Herbemont

cahiereco

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pluts51

12/01/2010 à 21h17

Tout à fait d'accord, rien ne vaut la saveur des produits frais avec très peu de délai de stockage, en temps que "pro" de la restauration, cuisinier de métier et ardent défenseur des vrais valeurs des terroirs, je pense que ce qu'il manque le plus aux consommateurs actuels c'est la découverte du GOÛT et des SAVEURS et d'eux même ils feraient la différence entre une saveur réelle et un légume poussé artificiellement hors-saison et qui a voyagé exagérément. Redécouvrons les saveurs et les valeurs de nos plats terroirs saisonniers !

kbo

12/01/2010 à 19h18

Bravo pour vos convictions... ce n'est pas facile, vu le contexte ! Mais en étant "pro" et en expliquant le pourquoi du comment, les personnes qui peuvent être rétive au concept finissent par y venir ! Re-devenons les "acteurs " de notre vie et ne laissons pas ces grandes surfaces tout supprimer (surtout, la convivialité)... ! Merci d'exister et bon courage !

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