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Le bassin d’Epernay un peu trop... « énergivore »

Publié le vendredi 11 décembre 2009 à 01H00 - Vu 18 fois



Le réchauffement du système climatique est sans équivoque. C’est d’ailleurs tout l’enjeu  du Sommet de Copenhague.  Mais qu’en est-il chez nous ?

Les chiffres ne sont pas bons. Ils ne sont même pas bons du tout. L’émission de gaz à effet de serre (GES) sur le bassin du Pays d’Epernay - 85.486 habitants pour 123 communes - est même trois fois plus élevée que la moyenne nationale. Et le gagnant, toutes catégories confondues, grand émetteur de GES, est... la viticulture. C’est dire l’urgence à agir.

Au Pays d’Epernay Terres de Champagne, association loi de 1901, on a donc décidé de prendre l’affaire à bras-le-corps en tentant de faire prendre aux élus la mesure des enjeux du réchauffement sur le bassin de vie. En mettant notamment des chiffres sur des « maux ».

Côte des Blancs  et  Vallée de la Marne

Des chiffres qui font frissonner. Sur le territoire du Pays (1.701 km2), les émissions annuelles de GES se montent à 1.007.712 teqCO2/an, soit 12,5 teqCO2/an/habitant.

La moyenne des territoires de même strate est à 10 teqCO2/an/habitant. « Les chiffres ne sont pas bons, les prévisions non plus, » prévient Martine Boutillat, vice-présidente du Pays en charge de la commission « Environnement », commission qui planche actuellement sur son propre « Plan climat territorial ». « Chez nous, ce sont les secteurs de l’industrie (39 %) et de l’agriculture (23 %) qui sont les plus énergivores. Cela s’explique par notre particularité champenoise, la viticulture. Notre bassin est très émetteur de CO2, particulièrement la Vallée de la Marne et la Côte des Blancs ».

Ainsi, pour exemple, alors que la France s’est fixée pour 2050 l’objectif de diviser par 4 son émission de GES, le Pays d’Epernay, pour atteindre ce but, devra la diviser par 7.

Des avancées

« C’est possible, » affirme Martine Boutillat, « il suffit que toutes les communes du Pays s’engagent ensemble sur un même programme d’actions. Il suffit d’une dynamique collective ». Certaines communes n’ont d’ailleurs pas attendu la mise en place du « Plan climat territorial » pour agir.

L’exemple le plus avancé est la création, à Epernay, d’un espace Info-Energie où des spécialistes proposent aux particuliers des conseils pratiques et gratuits sur la maîtrise de l’énergie et les énergies renouvelables, afin de réduire la consommation énergétique dans leurs habitations.

Un concept qui pourrait être décliné dans toutes les communes du Pays.

Autre initiative, toujours sparnacienne : des formations à l’éco-conduite des agents municipaux ou encore le développement du co-voiturage pour limiter l’émission de GES dans le cadre des déplacements. Dernier exemple, qui touche cette fois au domaine de l’agriculture : la mise à disposition par la chambre d’agriculture d’un banc à essai qui permet de mesurer la consommation d’énergie des tracteurs… Des mesures, si petites soient-elles, qui, à l’échelle du pays d’Epernay peuvent réellement avoir un impact.

Mutualiser les moyens, c’est tout l’enjeu pour le Pays d’Epernay qui présentera dès 2010 un programme d’actions à l’échelle du bassin.


 


viticulture

Dossier : Caroline GARNIER
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alans51

12/12/2009 à 13h01

eh oui les vignerons ont la rage! Comme leurs chiens! faut les piquer! Pour info à cab 14 le bio nécessite 50% d'énergie fossile en plus! ( travaux du sol et passage traitement en plus) Quant à mettre des chevaux au boulot c'est de l'utopie absolue et juste un argument commercial! Reste que 32000 ha de vignes qui produisent du raisin pour un bassin de transformation (Epernay en l'occurence) dégagent focément du CO2 là ou il est élaboré et stocké! Les maisons de Champagne peuvent aussi être montrées du doigt, les coopératives etc (30.000 emplois à détruire vite) Reste que l'impact carbone de la vigne est de 0% et que les gaz rejetés sont compensés à 100% par le piège à carbone que représentent les 32000 ha! Il est certain qu'il est possible de faire encore mieux mais nous y travaillons! Alors arrêtez d'écrire sur ce que vous ignorez! LE CIVC a été le premier a calculer l'impact carbone du Champagne! Il faut que chacun balaye devant sa porte.....et arrête de sortir sa voiture pour aller au pain ou mener les enfants à l'école! 300 m à pieds s'est aussi un geste citoyen!!
Il est vrai que si les journalistes "creusaient" mieux leurs sujets avant de "publier" des inepties, ce dialogue ne serait pas nécessaire! (...)
CE COMMENTAIRE A ETE MODERE

originalvv

11/12/2009 à 15h21

Je trouve ça un peu fort de mettre sur le dos des viticulteurs cette pollution, car ne me dites pas que ce sont cette trentaine de sorties avec nos tracteurs par ans qui pollue...
Je pense plutôt que l'on cherche à trouver de l'argent et que les viticulteurs vont payer pour d'autres.

cab 14

11/12/2009 à 13h30

Il est temps que les professionnels du champagne prennent conscience des impacts sur la nature qu'engendrent leurs activités. Messieurs les viticulteurs, il y a longtemps que vous polluez nos sols, notre ciel, nos organismes. Enfin, mais dans l'urgence,il va falloir y remédier et si c'est encore possible : réparer. Les jeunes : montrez à vos pères ce que vous pouvez faire pour la planète. Sortez vos chevaux pour le travail de la vigne. Labourez ou enherbez, maitrisez la culture bio et différenciez vous des générations précédentes. Votre produit fini s'en améliorera. Votre fierté aussi.

french_redneck

11/12/2009 à 13h27

N'ont qu'à transformer leur raisins en agro-carburant, au-lieu de le mettre en bouteilles.

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