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La semi-liberté de Rouillan révoquée

Publié le vendredi 17 octobre 2008 à 01H00


Jean-Marc Rouillan devrait faire appel dans les dix jours.

Jean-Marc Rouillan devrait faire appel dans les dix jours.

MICHEL GANGNE


Jean-Marc Rouillan, 55 ans, cofondateur du groupe armé d'extrême gauche Action directe, a vu hier son régime de semi-liberté révoqué par le tribunal d'application des peines (TAP) siégeant à Marseille.
« Ils (les trois juges du TAP) ont estimé sans motivation qu'il y avait lieu à révoquer la semi-liberté », a déclaré Me Chalanset devant la prison des Baumettes, où s'est tenue l'audience du TAP sur le fond, en présence de M. Rouillan.
Les trois magistrats, venus de Paris, ont suivi le parquet de Paris qui avait réclamé l'incarcération à temps plein de M. Rouillan, jugeant qu'il avait enfreint l'obligation de s'abstenir de toute intervention publique relative aux infractions pour lesquelles il a été condamné.
C'est la diffusion d'une interview controversée au magazine l'Express qui a conduit la justice à suspendre le 2 octobre le régime d'aménagement de peine de M. Rouillan. L'avocat a précisé que son client allait faire appel dans les dix jours mais que si cet appel n'était pas entendu, il n'y aurait « plus de demande de conditionnelle possible (prévue pour décembre) parce qu'il faut un an de semi-liberté » consécutif. « C'est en ça que le parquet a triomphé. » L'avocat a précisé que son client était « très surpris » car « il ne s'attendait pas du tout à retourner en prison pour son interview ». Me Chalanset a souligné que le rapport du Service pénitentiaire d'insertion et de probation qui suit M. Rouillan « était favorable au maintien du régime de semi-liberté ».
Le détenu a exposé sa défense pendant quarante minutes et les juges ont pris leur décision après dix minutes de délibéré.
Condamné deux fois à la réclusion à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 18 ans pour les assassinats du PDG de Renault, Georges Besse, en 1986 et de l'ingénieur général de l'armement René Audran en 1985, M. Rouillan bénéficiait de la semi-liberté depuis décembre 2007.
Il travaillait pour l'éditeur marseillais Agone mais passait ses nuits et week-ends à la prison des Baumettes.

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Les dernières contributions


boge

18/10/2008 à 10h02

Il tue les gens et après il demande sa liberté ?

Pas gonflé celui-là!!!! En plus il a détruit les familles des victimes !!! qui doivent survivre avec leurs souvenirs.
Pas de pitié pour ces gens là !!! Retour à la case prison !! C'est comme auMonopoli.

Tarascon

17/10/2008 à 19h37

D'accord avec vous mais à choisir je préfère Le Pen à ce jeune postier révolutionnaire.

leinad

17/10/2008 à 18h10

Il n'aurait jamais dû en sortir ! C'est un manque de respect flagrant , envers les personnes assassinées ! O.Besancenot , de par son soutien à cet homme , a dévoilé le vrai visage de son parti et de ses opinions , éliminer par tous les moyens , les possédants ! Il est , de par sa prise de position , de la même nature que J.M.Le Pen ! Les extrêmes sont à bannir de notre société.

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