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La facture du tramway : 413 millions d'euros

Publié le mercredi 13 janvier 2010 - Vu 192 fois


Reims Métropole a apporté 173 millions d'euros pour construire le tramway. Somme à laquelle il faudra ajouter une subvention annuelle de 44 millions pendant trente ans.

Reims Métropole a apporté 173 millions d'euros pour construire le tramway. Somme à laquelle il faudra ajouter une subvention annuelle de 44 millions pendant trente ans.


REIMS (Marne). Le coût définitif du tramway  n'a jamais  été annoncé  aux Rémois.  Il a pourtant  été validé depuis l'été 2008 par Adeline Hazan.

RENAUD DUTREIL n'avait-il pas raison quand il martelait que Reims se faisait avoir avec son tramway ? Michel Guillaudeau n'a-t-il pas raison quand il dénonce les quelque 10 % que les actionnaires vont prendre chaque année sur le dos des contribuables ? Posons-nous la question.

Le contrat que Reims Métropole a signé avec la société Mars est très onéreux pour la collectivité, il sera a priori rentable pour les actionnaires de Mars tels que Bouygues ou Alstom. Pourrait-il présenter des risques de dérives financières qui reposeront sur les épaules des contribuables ? Que se passera-t-il si Mars fait faillite ?

Les actionnaires n'ont pas posé beaucoup d'argent sur la table à la signature du contrat et dans trente ans la collectivité n'aura peut-être plus que les yeux pour pleurer et un tram à changer car il sera vieux.

Beaucoup d'interrogations. Elles méritent qu'on se plonge dans le plan de financement du contrat tramway, que nous nous sommes procuré, pour savoir à quelle sauce nous pourrions être mangés.

Coût global de réalisation du tramway

Beaucoup de chiffres ont circulé. Le coût global arrêté en 2008, présenté à Adeline Hazan, voté en plein mois de juillet, mais non communiqué aux Rémois, s'élève à 413 millions d'euros. Précisons que ce coût ne concerne que la réalisation du tramway, il faudra dès 2011 y ajouter la subvention d'exploitation versée par l'agglomération chaque année. Elle s'élèvera au minimum à 44 millions par an.

Avant, nous donnions chaque année autour de 30 millions d'euros aux Tur (chiffre qui aurait aussi augmenté mais sans doute pas jusqu'à 44 millions).

Qui apporte l'argent ?

La collectivité, donc les contribuables, finance le tramway à hauteur de 42 %. Elle apporte 174 millions d'euros.

Les banques prêtent 215 millions soit 52 % du coût et les actionnaires de Mars financent le projet à hauteur de 5,8 % dont plus de la moitié sous forme de prêt. En réalité, ils n'ont mis sur la table que 2,3 % du coût total du projet, soit 9,5 millions d'euros.

Et encore, ils n'ont pas sorti cet argent de leur portefeuille car cette somme a, elle aussi, été empruntée.

Qui paie ?

Reims Métropole a commencé à régler sa facture de 174 millions d'euros dès 2006 et aura fini de payer au 31 mars 2011. Jean-Louis Schneiter avait dit que le tramway ne coûterait rien aux Rémois car il serait financé par les entreprises via le versement transport. Il ne disait pas que les deux plus grosses entreprises de la ville sont la mairie et le CHU, alimentées par de l'argent public…

Des taux bancaires un peu trop inégaux

Dans le tableau ci-dessous, le lecteur pourra distinguer deux sortes de prêts : ceux contractés auprès des actionnaires, dits juniors, et ceux contractés auprès des banques, dits prioritaires.

Les deux premiers prêts ont des taux de 8 et 7 % alors que les taux des banques sont compris entre 4 et 5 %.

Pourquoi une telle différence ?

Dans un contrat entre deux personnes privées, prévoir un taux de 8 % ne choquerait personne mais, ici, il s'agit d'argent public qui va servir à rémunérer des portefeuilles privés.

Qui supportera les risques d'une éventuelle faillite ?

Difficile à dire. C'est bien Mars qui a emprunté les 200 millions aux banques mais rien ne nous certifie dans le plan de financement que la Ville ne s'est pas portée caution quelque part. De plus, il n'apparaît pas non plus que Bouygues ou Alstom se soient portés personnellement garants.

Mars est une société indépendante qu'une partie des actionnaires pourra quitter au bout de deux ans après la mise en service si elle prend l'eau. Ensuite, si faillite il y avait, la banque (qui a pris des sûretés réelles) deviendrait propriétaire du tramway et la collectivité n'aurait plus rien. Ceci étant le pire des scénarios.

Où iront les subventions de l'État ?

Il est écrit dans le contrat que toute subvention publique sera intégrée dans le plan de financement mais il n'est pas écrit qu'elle viendra obligatoirement en déduction de ce que donne la collectivité.

Pourrions-nous être obligés de donner plus que prévu ?

C'est la grande question que pose Michel Guillaudeau depuis des mois. Devrons-nous remettre la main à la poche si les actionnaires n'ont pas leur rémunération annuelle ?

Dans le plan de financement à la page 12, un taux de rentabilité des fonds propres a bien été fixé à 9,56 %.

Il est aussi écrit que la subvention d'exploitation est réévaluée conformément à ce taux de rentabilité. Réévaluée à chaque fois que les actionnaires n'ont pas leur 9,56 % ? Mars répond que non (lire par ailleurs).

Pourquoi les élus ont-ils signé ce contrat onéreux ?

On peut se poser la question.

Des commissions à la pelle

Les prêts montés avec les banques sont truffés de multiples commissions.

Il y a des commissions d'instruction, des commissions de gestion, des commissions de souscription, plus surprenant des commissions d'arrangement, encore plus étonnant des commissions de non-utilisation.

Ces commissions sont parfois versées annuellement ou par semestre, elles ont toutes un taux différent. Il y en a de 20 000 euros par an, de 25 000 euros par semestre ou bien elles se calculent à l'aide d'un pourcentage et il est précisé qu'elles ne peuvent excéder 500 000 euros. Ce qui représente déjà une belle somme.

Ces commissions peuvent être versées par la banque à qui elle veut. Cela ne montre pas que tel ou tel a touché de l'argent mais prouve que beaucoup de monde est passé à la caisse.



Catherine FREY

tramreims

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Les dernières contributions


BrunoTZ

ARUSHA

16/01/2010 à 05h00

Petites réflexions : Tramway coûteux ? Montage financier obscur ? Quand les mêmes élus se font les complices de l’utilisation abusive des voies publiques (qui ne sont pas gratuites non plus) vous ne vous en offusquez pas autant. A ce propos, pouvez-vous me rappeler la formule de politesse qu’ont employée les accros du téléphone portable (TP) au volant pour obtenir gratuitement et en moins de 24 heures 100% de l’infrastructure routière ? Et me calculer l’impact du TP au volant sur la facture pétrolière, qui pénalise l’économie tout entière, dans un pays qui a déjà subi 2 chocs pétroliers dans les années 70 et un quasi-troisième en 2008 ? Chaque jour, des milliers (millions ?) de litres de carburants brûlés pour téléphoner multipliés par leur prix unitaire, je suis sûr qu’on va pouvoir offrir des transports collectifs et des « vélib’ » moins coûteux, sinon gratuits dans toutes les grandes et moyennes agglomérations du pays. Et un gel absolu du budget voiries tant que son utilisation abusive sera clairement établie : c’est visible chaque jour et armer les agents municipaux d’appareils-photos aiderait à le démontrer sans difficulté. D’autre part, leur activité étant gênée par les travaux du site propre nécessaire au tramway, les commerçants rémois sont régulièrement indemnisés, l’encombrement des rues leur faisant perdre de l’argent. Si nos amis commerçants veulent bien poursuivre dans leur logique : tout usager du tramway (et on peut étendre aux utilisateurs de bus, de bicyclettes ou de leurs jambes) réputé moins encombrant qu’un automobiliste aura-t-il droit à un accueil privilégié dans leurs établissements respectifs ? En revanche, les plus encombrants seront-ils pénalisés ? Devront-ils leur verser une indemnité ? Après la « tram-indemnisation », « l’auto-discipline » ? Rémois, vous êtes inquiets du seuil de rentabilité de votre futur tramway ? J’espère qu’une fois en service, vous ne vous continuerez pas de vous lamenter en vous contentant de le regarder … de l’extérieur. Bonne année à toutes celles et tous ceux qui savent partager la rue parce que leurs jambes marchent plus volontairement qu’autre chose …

trucmuch

Sur le sentier de l'indignation

15/01/2010 à 19h22

Pour connaître le montant du dédit payé sous la municipalité Falala, reportez-vous au Rapport de la Chambre régionale des comptes. M. Séguin doit fulminer dans sa dernière demeure...

lentarteur

15/01/2010 à 14h12

J'avais entendu dire que le dédit de Falalla avait coûté à l'époque 30 millions de francs, soit 3 milliards de centimes en pure perte. Faites le coût aujourd'hui !

Airborn

14/01/2010 à 17h49

Sous les mandatures de Mr Fallala, notre monnaie était le franc. Le dédit de la ville a coûté (en gros) 30 millions de francs... Quant à l'audit, et au retrait éventuel, proposés par Mr Dutreil, quand il a été candidat à la mairie, cela nous aurait coûté - en tout - 30 millions d'euros, à ce que l'on sait des chiffres fournis par le candidat lui-même... et jamais, jamais, 300 millions d'euros, ce qui est une somme colossale, même pour une ville comme Reims. CE COMMENTAIRE A ETE MODERE

victor1

14/01/2010 à 11h10

A ceux qui pensent que Mr Dutreil avait raison, il avait surtout fait croire que si il était élu (et là j'ai des doutes vue les sommes engagées) il aurait dénoncé le contrat, la ville aurait déboursé environ 300 millions d'euros de débit pour ne rien avoir, quand à la gestion Fallala, il faut rappeler que son refus du tramway a été payé pendant environ 10 ans par les contribuables rémois pour dédommager les entreprises qui avaient déjà signé des contrats et ceci pour RIEN. Ayons de la mémoire svp et si la journaliste peut rappeler combien a couté aux contribuables rémois, le refus du tramway par Fallala, cette précision serait bienvenue.

victor1

14/01/2010 à 11h03

Comme le dit justement "cela importe peu", pourquoi ne pas faire un : "le tramway va vous faciliter la vie en améliorant la cadre de vie". Pourquoi toujours ne mettre en avant que le côté négatif et jamais le positif. Si ce tramway ne s'était pas fait, quand dans quelques années on n'aurait plus les moyens de mettre de l'essence dans nos voitures (pétrole plus rare donc plus cher) il y aurait exactement les mêmes "yaka et ilfaucon" pour dénoncer le fait que la ville n'a pas de tramway. Quand à ceux qui argumentent sur les côuts est-ce qu'ils ont calculés combien aurait couté la rénovation de toute l'avenue de Laon (au moins 15 à 20 millions d'euros) qui devenait de plus en plus urgent à faire, combien coute la remise à neuf de tous les réseaux gaz, eau etc qui ont été amélioré et mieux sécurisé grâce à ces travaux, combien aurait couté de refaire tous les trottoirs qui vont longer le tramway, si c'est la ville qui les payés en direct, tellement facile de critiquer sur des chiffres mis bout à bout sans aucunes explications sur le pourquoi du comment et le besoin.

Larouille

13/01/2010 à 23h42

Et le stade ? Et ses joueurs ? Et le centre des congrès ? Et la construction (reconstruction dans certains cas pour cause de non-entretien) des écoles ? Mais heureusement, tous ces travaux génèrent aussi des emplois, de l'argent qui circule et qui permet aux entreprises et commerces de vivre. CE COMMENTAIRE A ETE MODERE

marc 51

13/01/2010 à 21h59

Quelques précisions. Il faut savoir que les habitants de Reims sont des gens modestes. Il y a 50% de logements sociaux à Reims. Ce ne sont pas 200.000 rémois qui vont payer le tram, mais seulement les foyers qui s'acquittent des impôts locaux. Parmi tous les contestataires du tram et qui s'expriment sur ce forum, combien sont allés à la mairie faire des remarques écrites lors de l'enquête précédent la validation de la DUP. Je peux vous affirmer que les commissaires enquêteurs lisent attentivement toutes les remarques faites par les citoyens. Et que tous les décideurs n'en mènent pas large en attendant la réponse des commissaires enquêteurs. Tout ceci pour dire qu'il est un peu tard aujourd'hui pour critiquer.

thian

13/01/2010 à 20h13

Y'a des journalistes qui se sont lancés dans une "chasse au tramway". A tout ceux qui s'opposent à ce tram, vous voulez peut-être qu'on ait des bus à Reims en 2030 ?

cela importe peu

13/01/2010 à 19h19

C'est marrant de lire des gens regretter Renaud D. aujourd'hui, alors que ce dernier a réalisé un score pénible aux municipales. Les journaux vous disent "ayez peur"et j'ai l'impression que ça fonctionne bien ! Le tramway permet à des entreprises locales de travailler, il va embellir la ville. Bien sûr, il a un coût conséquent, mais il est trop tard pour pleurer ou retourner sa veste...)

Lulub

13/01/2010 à 17h56

Pour en revenir au tramway déjà beaucoup de rémois n'étaient pas d'accord pour sa construction, disant que ce n'était pas utile, car avec les autobus les personnes pouvaient aller ou elles voulaient : c'est sûr que les sommes apportées, il y a de quoi inquiéter beaucoup de monde, on s'inquiète pour l'avenir ?

Airborn

13/01/2010 à 17h25

La communication sur la tramway, autant pour l"équipe Schneiter que pour l'équipe Hazan, a été au moins opaque, pour ne pas dire inexistante... Sauf que...sauf que c'est nous, contribuables locaux, qui payons les errements de ceux que nous avons envoyés, un peu légèrement, à la mairie, pour - soi-disant -faire de la bonne gestion municipale. En fait de bonne gestion, et je ne cesse de le dire très fort depuis longtemps, ce tramway, aussi inutile que stupide, est bel et bien en train de ruiner la ville. Donc les contribuables que nous sommes. Car, de toute façon, c'est nous qui paierons. Les équipes successives s'en sortiront avec la honte au front, mais sans un sou délier. Pendant ce temps, les actionnaires, qui ont vite compris qu'ils pourraient faire payer ces "abrutis" de contribuables locaux, vont toucher du 10% de dividendes par an, garantis par contrat écrit ! Incroyable. Moi aussi, je veux bien placer de l'argent dans ces conditions-là. Et comme l'exploitation du tramway sera forcément déficitaire (il est déjà prévu d'inscrire des subventions d'exploitation au budget de la ville pour le maintenir à l'équilibre) qui payera les 10% destinés aux heureux actionnaires ? Nous, les gogols locaux !!! Merci, madame Hazan, notre bonne maire socialiste à tous. Car vous allez enrichir les actionnaires en faisant payer les "riches", bien sûr, mais tout le reste de la population rémoise, qui n'est pas bien riche, et qui devra se serrer un peu plus la ceinture au moment des impôts locaux... On en viendrait presque à regretter monsieur Fallala. Au moins, lui, il était contre le tramway, conscient que cette sinistre opération ruinerait la ville à coup sûr. Car on se rapproche du demi-milliard d'euros de coût. Incroyable, et insupportable pour une ville d'à peine 200 000 habitants... ruinés !

le chevalier de...

Reims

13/01/2010 à 17h14

Effectivement le constat navrant, fait par l'Union, semble juste à un détail près, car tous les candidats à la Mairie à l'exception de Renaud Dutreil s'étaient engagés à poursuivre un projet dont on disait que l'abandon serait une catastrophe financière pour la Ville. N'affligeons donc pas nos élus actuels qui devaient être pris dans un dilemme bien difficile.

Tarascon

13/01/2010 à 16h42

Et tout ceci pour le plaisir des gens que vous avez élus, alors ne vous plaignez pas.

cab 14

13/01/2010 à 14h17

Bravo... Le journal l'Union reconnaît que Renaud DUTREIL avait raison lorsqu'il
s'exprimait au moment de la campagne des dernières municipales et qu'il souhaitait revoir le projet du tramway bien ficelé par Mr SCHNEITER. A cette époque, peu de gens et d'électeurs ont entendu ses allocutions. Bref, il n'a pas été élu.
Braves gens, le tramway ne coûtera rien aux contribuables. Seules les entreprises paieront par la majoration de la taxe transport : voilà la base d'un projet qu'on voulait de toutes manières faire passer, ceci relayé par toutes les tendances politiques de notre ville. Qu'en est-il maintenant de la répartition exacte du coût quand il sera final ? Quelle sera l'incidence exacte sur les vrais contribuables ? Bravo l'Union pour votre article... mais on a du mal à comprendre dans cette histoire qui est gagnant... A suivre...
.

San Martin

13/01/2010 à 14h05

Cette première ligne de tramway risque d'être un véritable gouffre financier, puisque le montant du projet est passé de 275 millions €, montant officiel précédemment annoncé, à la somme extravagante de 413 millions €, d'après l'Union. Et encore, on peut se demander si la révision des coûts englobe réellement l'extension vers la gare TGV de Bézannes, déjà évaluée à 25.3 millions €. Bien entendu, les différentes subventions, en particulier celle de l'Etat, estimées à un montant de 53.3 millions € n'ont pas été défalquées des coûts prévisionnels, mais leur montant n'a pas encore été confirmé ni leur substance précisée, ce qui rend aujourd'hui leur utilisation aléatoire.
Naturellement, ces 413 millions € ne sont qu'une partie de ce que les rémois paieront. En effet, si on ajoute les sommes budgetées pour les réfections de voierie liées au tramway pour un total de 75 millions, les subventions de la ville pour 22 millions € (chiffres parus dans la presse), et surtout ce qui a déjà payé et ce qui sera payé à l'exploitant, pendant les 3 ans de travaux et pendant les 30 premières années d'exploitation, en plus des subventions actuellement versées pour le réseau de bus, soit au total : 500 millions €, on arrive au total faramineux de 982 millions €, tout compris et subventions possibles déduites. Et comme l'établit sans équivoque l'Union, le mode annoncé de remboursement des coûts de cette ligne, par l'augmentation de la taxe sur les transports, est une aimable plaisanterie, puisque les 2 organismes principalement taxés sont financés par des fonds publics, donc par nos impôts locaux. En outre, l'addition risque d'être tellement lourde que des entreprises actuellement implantées à Reims risquent de partir et qu'aucune nouvelle ne viendra s'installer. Quant au contribuables, il est probable que cette première ligne de tramway leur coûte autant, sinon plus, que la taxe d'enlèvement des ordures, pourtant déjà si impopulaire. Ce coût, pour une seule ligne, représente 4 fois le coût moyen d'une ligne de tramway construit dans des villes comparables: Caen, Nancy etc.. Il est inexcusable que des décisions engageant les budgets municipaux et ceux de l'agglomération aient été prises avec tant de légèreté, et je pense que les décideurs, au premier rang desquels se trouve M. Schneiter, devraient rendre des comptes. Comment en est-on arriver à ce coût exorbitant qui frôle le milliard d'euros, alors que, benoîtement, nos édiles évoquaient un chiffre de 275 millions €. Il est encore plus intolérable que le principe d'une seconde ligne ait déjà été décidé, sans consultation préalable ni publicité aucune et sans une enveloppe budgétaire prévisionnelle. Nos élus actuels doivent s'expliquer clairement sur la nature et le coût de ce deuxième projet, sinon ils auront également un jour, eux aussi, à rendre des comptes.

french_redneck

13/01/2010 à 12h45

413 000 000€ x 6,55957= 2 709 000 000 de francs... Ben heureusement que nous sommes passés à l'euro... On aurait put en acheter des bus "écolos" pour ce prix là.

ledernierdes

13/01/2010 à 12h22

Ce n'est pas ce genre d'article qui va me rendre de bon-humeur, ni me redonner
envie de voter, au contraire cet article amplifie mon dégout pour la classe politique intégralement.

cela importe peu

13/01/2010 à 11h42

La semaine dernière, c'était "le tramway c'est dangereux", ce coup-ci, le scoop, "le tramway, ça coute cher"... A quand "le tramway va venir manger vos enfants" et "c'est le tramway qui a causé la seconde guerre mondiale" ?

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