Publié le mercredi 20 janvier 2010 à 01H00 - Vu 5 fois
Une sale pluie a englouti les bonshommes de neige. Dans nos villes éteintes et nos villages morts, une humidité glaciale ronge les murs, les rues, les âmes et les os. Sous un ciel glauque, la Meuse se noie dans une vallée livide. Recrues de brouillards, nos forêts sont portées disparues. Les Ardennes croupissent dans ce que les riverains de la Semoy nomment « le creux de l’hiver ». Pudique expression pour désigner la mare aux cafards où barbotent les idées noires, où cancanent les désespoirs et les désespérances. De grâce, mes amis, n’y sombrez pas ! D’sou ma sâ brayeu, autrement dit sous mon saule pleureur, couve l’espérance d’un espoir tout entier contenu dans l’éclosion de petites fleurs qui répondent au doux nom de « perce-neige » Bientôt, au creux de l’hiver, elles annonceront le chant du coucou. Yauque, nem !
Yanny Hureaux
Yanny Hureaux
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