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L’attelage, une histoire de famille chez les Moyen

Publié le vendredi 20 juillet 2007 à 01H00 - Vu 3 fois


Angélique et Jean-Marie Moyen, prêts à partir avec Kees.

Angélique et Jean-Marie Moyen, prêts à partir avec Kees.

stagiaire


EN arrivant à la ferme de Jean-Marie Moyen, quelque part en haut des collines verdoyantes de Sapogne, il est impossible de manquer la voiture d’attelage dans l’entrée de la grange, ni le van posé tout près de là, comme prêt à partir pour une compétition.
Les pâtures bordant la ferme, occupées par des chevaux savourant une paisible retraite, en témoignent également : nous sommes arrivés chez un passionné de cheval et de sport hippique.
De la calèche à l’attelage
Président de l’association d’attelage des Crêtes Préardennaises, qui organise avec son homologue champenoise le concours de Boulzicourt, Jean-Marie Moyen évoque avec amusement ses débuts de meneur d’attelage.
« C’est drôle, car j’étais plutôt réticent au départ. Lorsqu’un ami m’a proposé de faire de l’attelage, alors que je faisais du cheval depuis quelques années, j’ai hésité », se souvient-il amusé.
Mais comme de nombreux atteleurs, Jean-Marie Moyen s’est peu à peu rapproché de ce sport grâce à la calèche, qui initie souvent les amateurs de chevaux aux attelages plus sportifs.
« Par la force des choses, j’ai commencé à monter des attelages et j’y ai pris goût. »
A voir Jean-Marie Moyen nous expliquer avec un grand sourire les trois phases de l’épreuve de marathon, les subtilités des épreuves du concours et les différentes stratégies à adopter (voir ci-dessous), on devine aisément que ce « goût » s’est développé en véritable passion…
Un sport en famille
Aujourd’hui, Jean-Marie Moyen continue d’atteler régulièrement les quelques chevaux de la ferme, mais plus en compétition.
Il a en effet passé le relais à ses deux enfants qui attellent désormais en équipe : Angélique « mène » l’attelage et Sébastien, le groom, l’assiste et la guide (voir ci-dessous).
Encore à l’« école » (Angélique rentre en BTS à Charleville et Sébastien est au lycée), frère et sœur participent à de nom breux concours du quart Nord-Est, dans une période s’étalant de mai à septembre.
« Pour nous, faire des concours est avant tout un plaisir, mais il ne faut pas que se déplacer les week-ends devienne une contrainte », raconte le père de famille, qui, avec son épouse — elle aussi meneuse d’attelage — accompagne et soutient ses enfants à chaque tournoi.
En attendant le soleil
Priorité aux études donc, mais cela n’empêche pas les deux frère et sœur de cultiver cette passion en amateurs de haut niveau.
A voir l’aisance et le naturel avec lesquels Angélique et Sébastien montent leur attelage pour nous offrir une balade sur la voiture, on se dit qu’il s’agit après tout d’un sport comme un autre, tantôt calme et reposant, tantôt rapide et fougueux, mais jamais ennuyant.
Après tous ces efforts d’organisation réalisés avec ses collègues des associations, Jean-Marie Moyen ne demande plus qu’une chose, c’est que le soleil fasse enfin son retour.
Souhaitons au concours et aux participants que ce vœu soit exaucé, et beaucoup de succès à l’équipe Moyen !

***
Premier concours en national

Soutenu par la commune de Boulzicourt et de nombreux sponsors, le concours d’attelage attire cette année 40 équipes venues d’Île-de-France, du Nord-Est, de la Bourgogne et de la Belgique.
Cette édition sera marquée par la présence d’équipes concourant en « National », catégorie réservée aux professionnels. Chose inédite dans les Ardennes, et qui ne s’était pas produite depuis dix ans dans la région. Cependant, le concours reste ouvert aux autres catégories, en Amateur 3 et 4, Jeunes chevaux et Entraînement.
Un sport spectaculaire
Un attelage est constitué d’un meneur tenant les rênes et le fouet et d’un groom guidant celui-ci, tirés par un, deux ou quatre chevaux.
Le concours se déroule comme à l’accoutumée en trois temps. Le dressage permet d’abord de mesurer l’obéissance et le style de la monture.
Le marathon, moment le plus spectaculaire, met la rapidité et la résistance physique des équidés à l’épreuve. La maniabilité permet enfin de tester la récupération physique des animaux, leur concentration : ceux-ci doivent franchir une vingtaine de portes à peine plus larges que la voiture, sans faire tomber la balle de tennis posée sur chaque plot… Rappelons également que le traditionnel défilé en tenue d’époque aura lieu dans la commune, le samedi à partir de 18 heures, ainsi que la « soirée bavaroise » à partir de 20 heures. Enfin, une remise des prix récompensera dimanche à 18 heures les équipes les plus méritantes.
Soirée bavaroise sur réservation au 08.75.75.93.47

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