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Inondations / Pourquoi boit-on la tasse ?

Publié le jeudi 02 juillet 2009 à 01H00 - Vu 50 fois


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Chézy-sur-Marne durement touché



Un phénomène météorologique exceptionnel, une vallée encaissée. Tels sont les principaux facteurs expliquant l’ampleur de la catastrophe de Chézy-sur-Marne.

Une vague d’une rare force. Près d’un mètre cinquante d’eau dans les maisons en une poignée de seconde. Le dimanche 14 juin, les eaux engloutissent le village de Chézy-sur-Marne. Explications en cinq points.

n Zone orageuse. Le 14 juin, ce n’est pas un mais des orages qui se sont abattus sur le Sud de l’Aisne. D’après les images radar de Météo-France, la zone concernée s’étend de Meaux à Épernay, en passant par Château-Thierry. À l’intérieur de cette zone, de très forte pluie sont concentrées dans une bande d’environ 20 km sur 5 : Chézy et ses environs. « Les orages se sont développés sur place », indique-t-on au centre départemental de météorologie de l’Aisne. La zone orageuse se constitue puis s’immobilise, par manque de vent. Ensuite, les cellules se sont succédé par régénération. En somme, la mort d’un nuage de pluie annonçait la naissance d’un autre.

n Précipitations. On entend parler de 200 mm d’eau tombés à Chézy en deux heures. Une mesure sûrement exagérée. « Les cumuls totaux de 100 à 120 mm sont localement plausibles », remarque Météo-France. Des mesures déjà considérables localement. Voici différents relevés effectués sur le terrain lors des intempéries : 90 mm pour le bourg de Chézy, 110-120 mm aux Roches et à la ferme de Marlevoux (Essises), 54 mm entre Chézy et la Chapelle-sur-Chézy.

n Phénomène centenaire. La station Météo-France la plus proche, située à Blesmes a enregistré 59,8 mm en deux heures. Une observation rarissime. « Cette valeur a une durée de retour plus que centennale. Autrement dit, c’est un cumul qui apparaît statistiquement moins d’une fois tous les 100 ans à cet endroit. »

n Le terrain. Les fortes précipitations ont atterri sur un terrain propice à un écoulement violent des eaux : le plateau de la Brie, qui couvre surtout les communes de Viffort et de Nesles-la-Montagne. D’une altitude d’environ 200 mètres et peu planté en vignes, il surplombe la vallée du Dolloir, menant à Chézy-sur-Marne. Le « gros » des orages s’est arrêté juste au-dessus.

Les pluies diluviennes ont fait des petits rus (Ru des Noues, Grand-Ru, Ru de Bayard) partant des hauteurs, de véritables rivières. À noter que les eaux ont « versé » des deux côtés, touchant le canton de Charly-sur-Marne (Chézy, Romeny...) et celui de Condé-en-Brie (Saint-Eugène, Connigis...)

n Montée des eaux. Une vague d’une incroyable intensité a dévalé les pentes du côté du hameau de Grand-Ru. À cet endroit, le cours d’eau n’est habituellement qu’un petit filet d’eau. Le 14 juin, c’était un torrent de cinquante mètre de large ! La rencontre de ce torrent avec le Dolloir, situé quelques mètres plus bas, est fatale. Le Dolloir, venant d’Essises, a déjà monté de deux mètres. Après l’arrivée de la masse d’eau venant de Grand Ru, rien n’a pu l’arrêter... 

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nathy02

02/07/2009 à 21h57

Parce ce que vous apelez cela une tasse ?? Titre un peu léger pour ceux qui ont subi et ont perdu beaucoup grâce à cette tasse, enfin §§§
Par contre bel article.
Merci M. le maire de Chezy, ses administrés et tous ceux qui travaillent autour de lui : Chézy et ses alentours commencent à panser les plaies. Pas de provisoire, de suite des remises en état définitives (enfin on le souhaite ...)

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