Publié le mercredi 03 juin 2009 - Vu 1 fois
Dans la nuit du 18 au 19 mars, le salon de coiffure « Arc-en-ciel » (boulevard Pommery) est la proie des flammes. Plusieurs occupants d'appartements situés au-dessus du magasin doivent être évacués par les sapeurs-pompiers tellement l'incendie fait rage.
Le magasin est entièrement détruit par les flammes. Sur place, les enquêteurs découvrent un tas de vêtements calcinés au centre du salon, qui a vraisemblablement servi à allumer l'incendie. Les soupçons s'orientent très vite sur les proches d'une apprentie qui a eu des mots avec la gérante du salon.
La coiffeuse a, peu auparavant, demandé à sa stagiaire de soigner un peu plus sa présentation pour venir travailler. Une remarque que la jeune fille n'a pas appréciée, qu'elle a rapportée à sa sœur, qui l'a elle-même répétée à son petit ami. Qui en a parlé à son frère, Aurélien Parent (27 ans).
Fragile psychologiquement, le jeune homme ne supporte pas l'incident. Dans la nuit du 18 au 19 mars, il s'empare d'une boule de pétanque qu'il entoure de scotch « pour les empreintes » précise-t-il à la barre. Il balance la boule dans la vitrine, qui se brise en mille morceaux. Aurélien Parent prend des vêtements qu'il trouve sur place, en fait un tas au centre du salon, puis y met le feu. Avant de prendre la fuite, il vole… une tondeuse à cheveux.
« Je suis désolée, je regrette, » avoue le jeune homme à la barre du tribunal correctionnel. « Maintenant, » commente le président, « c'est comme ça. On connaît un désagrément, on met le feu ! ».
Un expert psychiatre a examiné Aurélien Parent et relevé une psychose maniaco-dépressive et un trouble neuropsychiatrique ayant « altéré, au moment des faits, son discernement. Il préconise d'ailleurs un suivi psychiatrique ».
La substitut du procureur a requis deux ans de prison dont six mois avec sursis et mise à l'épreuve avec obligation de se soigner car « ces faits sont particulièrement graves. Le prévenu a voulu se faire le justicier de la sœur de la copine de son petit frère, en mettant le feu ! C'est une réaction totalement disproportionnée, le salon a été détruit et des personnes se sont retrouvées au chômage technique. Le préjudice est très important ».
Me Catherine Pappe reconnaît la « disproportion » entre la remarque faite par la coiffeuse et l'incendie de la boutique. Mais elle rappelle que le jeune souffre d'une « grave maladie psychiatrique. Il a été soigné et interné, et en est ressorti traumatisé ».
Le tribunal a condamné Aurélien Parent à un an de prison dont 8 mois avec sursis et mise à l'épreuve pendant 18 mois, avec obligation de travailler, de suivre des soins et d'indemniser la victime.
P.B.
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site








Réagissez