Publié le vendredi 09 octobre 2009
L'arbre est tombé sur la caravane, pile au niveau du canapé où M. Sansouci regardait la télé. Alerté par un craquement, il était sorti quelques secondes avant.
Christian-Philippe PARIS
«JE suis un miraculé. Il n'y a pas d'autres mots. » Cet ouvrier du Pas-de-Calais logé au camping du Bois-d'Amour à Tinqueux gardera à jamais le souvenir du violent orage qui a balayé, mercredi soir, l'agglomération rémoise (l'union d'hier). La caravane qu'il occupait a été écrasée par la chute d'un arbre… à l'instant même où il venait d'en sortir !
« Je travaille sur le chantier de l'échangeur A 4-A 26 et je loge la semaine dans la caravane d'un collègue de travail », relate Sébastien Sansouci.
« Mercredi vers 22 heures, j'étais seul car mon collègue n'était pas encore revenu. J'étais assis sur la banquette en train de regarder la télé quand j'ai entendu le vent monter, et d'un coup, un craquement. J'ai juste eu le temps de sortir pour aller voir. La seconde d'après, un arbre est tombé sur la caravane. Elle a été pliée en deux. L'arbre est tombé là où j'étais assis. Si je ne m'étais pas levé, j'étais mort. »
M. Sansouci a vraiment de la chance car le tronc s'est abattu sur le mobile-home en épargnant la plupart de ses affaires, ainsi que celles de son collègue. Sur intervention de la Ville de Reims, ils ont été relogés au centre international de séjour jusqu'au week-end. « La semaine prochaine, je reviendrai avec ma propre caravane. J'espère que j'aurais retrouvé le sommeil car là, je suis encore sous le choc. J'ai très mal dormi cette nuit. »
Une dizaine de voitures dégradées
Le coup de vent de mercredi soir a provoqué d'autres dégâts sur l'agglomération rémoise, sans faire de blessé heureusement. Une dizaine de voitures en stationnement ont été dégradées par des chutes de troncs ou de grosses branches (la casse va de la vitre brisée à l'habitacle plié en deux).
Le service des espaces verts a recensé une trentaine d'arbres projetés à terre par les bourrasques et une dizaine d'autres toujours debout mais en sursis : trop abîmés pour être conservés, ils vont devoir être abattus.
Dans les parcs, des branches en équilibre instable menacent de tomber sur la tête des gens, d'où la décision de fermer totalement ou partiellement six d'entre eux tant qu'ils n'auront pas été sécurisés.
Les travaux ont commencé dès hier matin mais en raison des nombreux lieux à traiter, le service des espaces verts ne pense pas finir le travail avant le week-end. Au hurlement des bourrasques a succédé le vrombissement des tronçonneuses.
F.C.




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