Publié le vendredi 26 septembre 2008 à 01H00 - Vu 2 fois
Adeline Hazan a cru bon de réagir publiquement à un article de l’union paru le 23 septembre dernier qui décrivait sans fard la réalité à Orgeval. « Vision raciste », a jugé la maire de Reims (avant de réveiller la télévision publique, qui s’est empressée de lui réaliser pour le soir même un « reportage » aux petits oignons. Ce qui n’est pas très glorieux, mais pas surprenant non plus de la part de France 3). L’opinion de l’élue PS est marquée du sceau du politiquement correct et de la bien-pensance d’une gauche qui, sur le sujet du communautarisme, préfère depuis des lustres occulter le réel plutôt que l’affronter.
Mais qu’a donc écrit l’union de si terrible sur le quartier Orgeval qui, selon ses propres termes, « horrifie » tant la maire ? Rien que de très banal finalement, que l’on peut constater dans toutes les grandes villes de France et que résume en une question M. Zaïda, président de l’association des Algériens de la région : « Qui a eu l’idée idiote de regrouper les communautés étrangères dans les mêmes quartiers au lieu de les disperser dans toute la ville ? C’est pas nous. » Non, c’est sûr et c’est pas l’union non plus.
A Reims comme ailleurs, les responsables sont plutôt à chercher du côté des politiques qui, essentiellement pour ne pas effrayer leur base électorale à la blancheur Persil (c’est pas raciste, ça, Mme Hazan ?), ont poussé les communautés à se regrouper dans ce que des sociologues n’hésitent pas à qualifier de ghetto social et culturel ?
Mme Hazan aura beau jeu d’avancer qu’à Reims, la droite est responsable de cet état de fait, à Orgeval ou ailleurs. C’est vrai, mais ailleurs en France, la gauche, tétanisée de voir le vote populaire basculer vers le FN, a fait de même et bien pire parfois, notamment en banlieue parisienne.
De fait, la réaction offusquée de Mme Hazan n’est que de pure forme. Une façon démagogique, et pas très habile au demeurant, de faire lever un écran de fumée pour cacher une réalité qui ne lui convient pas. Un artifice pour détourner l’attention de ce que dénonçait l’article de l’union : en campagne électorale, la maire avait beaucoup promis (comme les autres). Une fois élue, bien sûr, les belles promesses de subventions pour Orgeval se sont envolées.
Etre prise en flagrant délit de mensonge, pour Mme Hazan, voilà ce qui est « horrible » et surtout, ne devait pas être écrit…
Guilhem Beauquier
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