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Guerre aux rats sur une partie des berges du jard

Publié le mercredi 07 octobre 2009 à 01H00 - Vu 17 fois


« Quand on voit un rat, c'est qu'il y en a vingt à proximité. »

« Quand on voit un rat, c'est qu'il y en a vingt à proximité. »


«QUAND on nourrit un cygne ou un canard, on nourrit aussi les rats. Ils ramassent les restes… ».

Pendant au moins un mois à compter de ces lignes et des propos hier de Michel Ham, adjoint à la mairie, ce n'est plus la peine d'espérer faire plaisir à la population à plumes de l'anse du jard. Plus question de nourrir les cygnes et les canards. Et si les barrières Vauban, installées sur plusieurs centaines de mètres depuis la passerelle jusqu'à la dernière courbe menant à l'écluse de l'hémicycle, empêchent le cheminement piéton sur l'allée Mirabel en bordure de la rivière, c'est que la Ville doit faire face à une urgence maximale : en cet endroit, les rats pullulent autant que les lapins dans une zone industrielle.

Préserver l'écosystème

Si la nourriture des palmipèdes et autres oiseaux est interdite, c'est pour ne pas nuire à l'opération de dératisation qui va se déclencher, opération supplémentaire à celle traditionnellement assurée chaque année. Enorme en effet semble être la population actuelle des rongeurs dans cette zone du jard. Et ce, même s'il n'y a pas eu de comptage : « C'est du jamais vu », explique Jean-Paul Bourscheidt, du service hygiène et santé. Au jard, il est aisé en ce moment de voir une dizaine de ces rats d'un seul coup d'œil. Mais combien sont-ils à se cacher parmi les roseaux ? « Quand on en voit un, c'est qu'il y en a vingt à proximité », aime à rappeler celui qui illustre par ailleurs : « On dit que dans une ville, il y a un rat par habitant… ».

Durant un mois donc, des spécialistes s'attelleront à la destruction de ces nuisibles. Un affichage municipal posé sur les barrières Vauban (qu'il ne faudra pas franchir sous peine de verbalisation) expliquera le pourquoi du comment de cette opération exceptionnelle : « Il s'agit de mettre en sécurité la population », reprend Michel Ham, « les rats peuvent être porteurs de maladies, notamment par leurs urines et leurs déjections. Ils représentent un risque pour la santé des enfants qui jouent dans l'herbe, des gens assis sur des rondins ». Et l'adjoint de préciser : « il s'agit aussi de préserver l'écosystème : il n'est pas question que les cygnes, les canards ou les ragondins souffrent des conséquences de cette opération ». Laquelle consistera en la pose de boîtes spécifiques, chargés d'attirer les rats, et uniquement eux, et qu'ils meurent du produit intérieur qu'ils ingurgiteront, avec une particularité : « Ils se dessèchent en trois jours… Et ils ne pourront pas avertir les autres rats de ce qui les aura fait mourir. Car ils communiquent entre eux ». Tout au long des cinq cents mètres depuis la passerelle, une vingtaine de ces boîtes sera disséminée. Dans un mois, le jard pourra normalement retrouver son aspect champêtre ouvert à tous. Et l'on pourra de nouveau redonner des morceaux de pain aux cygnes…

Fabrice MINUEL

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