Publié le mercredi 20 mai 2009 à 01H00 - Vu 22 fois
TNS Sofres a reçu et exploité 8 700 questionnaires dont 8.243 publiés dans VRI et 467 sur Internet publiés ou mis en ligne en février-mars 2009. Notre photo : Brice Teinturier patron de TNS Sofres.
«CE n'est pas étonnant. Dans ce contexte colossal de crise, comme au niveau national, l'emploi est la première préoccupation des Rémois. Mais plus qu'ailleurs, ils en parlent aussi même quand on leur demande leur priorité pour les jeunes et pour améliorer les conditions de vie dans leur quartier. » Invité hier par la maire Adeline Hazan à commenter les résultats du grand questionnaire proposé dans le bulletin VRI et auxquels ont répondu librement 8.700 Rémois (« un très fort taux de réponses »), Brice Teinturier, directeur général adjoint de l'institut de sondage TNS Sofres a explicité les résultats bruts de ce questionnaire qui n'ont statistiquement pas valeur de sondage.
Dans son propos l'analyste a surtout révélé le caractère paradoxal des réponses des Rémois. S'ils sont 60 % à s'estimer très satisfaits ou satisfaits de vivre à Reims, il allume le warning. « Ce pourcentage est bien inférieur à ce qui existe en moyenne ailleurs (70 à 75 %). »
Des paradoxes
Si les Rémois ont bien conscience des nombreux atouts extraordinaires de leur ville (histoire, desserte, enseignement, poids régional), ils la trouvent toujours endormie, austère et peu moderne.Manque d'emploi, d'animations au quotidien, coût du logement, manque de propreté, faible de consultation des habitants, accueil des personnes âgées, manque de dimension européenne de la ville, ils attendent beaucoup de leurs édiles. L'emploi est devenu la priorité alors que c'était plutôt la sécurité dans les années quatre-vingt-dix.
Les habitants qui demandent moins d'impôts, le désendettement de la Ville et la baisse du prix de l'eau montrent qu'ils sont aujourd'hui très préoccupés aussi par leur pouvoir d'achat. « Mais ce n'est pas un portrait noir car la ville a plein d'atouts connus. »
- « Les Rémois ne sont pas assez fiers de leur ville et semblent s'y embêter » a de son côté traduit la maire qui entend utiliser ces résultats pour préparer Reims 2020 (emploi, urbanisme) tout en remédiant rapidement aux failles actuelles vécues au quotidien par les habitants (propreté et sécurité notamment).
Si la circulation et le stationnement font aussi partie des préoccupations des Rémois, « rien de bien original », note Brice Teinturier, « c'est la même chose dans toutes les villes. »
Enfin une nouvelle qui fera plaisir à la maire. Ils sont 65 % à savoir qu'il y a des conseils de quartier et 59 % à penser que c'est une bonne chose. Reste plus qu'à relever les manches pour passer des discours aux actes.
Alain MOYAT
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