Publié le mercredi 22 avril 2009 à 01H00 - Vu 6 fois
LE forum « Vos libertés, votre sécurité » s'est tenu au palais des fêtes, devant 130 personnes. Cette réunion, initiée par le ministère de l'Intérieur, avait pour objectif de présenter les actions menées par les forces de l'ordre dans différents domaines tels que la prévention de la délinquance, la vidéoprotection, la lutte contre les stupéfiants, la sécurité routière ou encore les escroqueries. Mais c'était aussi « un moment de dialogue avec la population » que souhaitait le sous-préfet.
Dès la première intervention du public, c'est la place Hugues-Plomb qui est abordée par une Sparnacienne. « Les SDF peuvent commettre toutes les infractions possibles, car bien souvent ils ne sont pas solvables, ils n'ont rien à payer ». Le commissaire d'Épernay M. Bouquin lui répond que « la police ne peut pas faire beaucoup plus que passer trois ou quatre fois par jour et verbaliser ». Le maire Franck Leroy regrette un vide juridique mais affirme : « On ne peut pas attendre que les faits soient graves pour intervenir ! ». La Sparnacienne qui déménage de son appartement proche du square Saint-Martin, quitte la salle après son intervention qui servira de transition vers un autre sujet qui intéresse les Sparnaciens : la video-protection.
C'est une priorité du ministère de l'Intérieur qui entend tripler le nombre de caméras sur le territoire. « Afin de lutter plus efficacement contre la délinquance, les vidéos ne seront pas visionnées continuellement mais enregistrées et consultées uniquement pour les besoins d'une enquête » ont rappelé les forces de l'ordre.
Une démarche qui inquiète des Sparnaciens venus faire entendre leur voix : « n'y a-t-il pas une atteinte à nos libertés ? Pourquoi ne pas plutôt opter pour un meilleur éclairage qui serait aussi dissuasif ? » propose quelqu'un. Un jeune homme se demande si un référendum ne serait pas approprié pour demander leur avis à tous les Sparnaciens.
D'autres réclament cette vidéoprotection. Le sous-préfet et le commissaire ont défendu cette démarche insistant sur les études préalables qui seront nécessaires à sa mise en place. « Cela doit être bien fait et les statistiques sont claires, ça a fonctionné ailleurs, ça fonctionnera ici ».
On ne voit donc pas ce qui empêcherait Épernay de s'équiper de caméras.
Au terme de trois heures de réunion où sera aussi brièvement abordé l'improbable dédoublement de la RD951, vers Reims, les débats sont conclus par le sous-préfet sous les applaudissements de l'assistance.
R.H.
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