Publié le lundi 12 octobre 2009
Fauré : « J'ai réussi à marquer trois fois et j'en suis ravi. Mais je n'ai pas l'intention de m'arrêter là ». Les futurs adversaires des Rouge et Blanc sont prévenus.
Christian LANTENOIS
CEDRIC FAURÉ s'est débarrassé de sa double entorse de la cheville pour se hisser en haut de l'affiche. Une résurrection qui demande déjà confirmation, demain à Louhans-Cuiseaux.
Cédric, voilà le genre de soirée que vous auriez sans doute envie de vivre plus souvent…
« On avait à cœur de bien débuter ce match. À l'échauffement, on s'était dit qu'il fallait pousser dès le premier quart d'heure et c'est ce qu'on a réussi à faire. D'avoir ouvert le score a facilité notre entreprise ».
Sur un plan personnel, vous planez littéralement sur ce match.
« D'abord, il faut savoir que sans les autres, je ne suis rien. Si je n'ai pas de ballon, je n'existe pas. Mon efficacité dépend du travail des autres.
Ce soir (vendredi soir), par exemple, Clément (Tainmont) et Odaïr (Fortes) ont apporté plus de qualité dans leurs centres, Vincent (Gragnic) s'est appliqué dans la dernière passe. Résultat, je n'avais qu'à pousser le ballon dans le but ».
Il fallait être quand même là pour concrétiser les occasions…
« C'est l'aboutissement d'un travail collectif. Je ne souhaite pas tirer la couverture à moi. J'ai certes inscrit trois buts, mais c'est toute l'équipe qui a fait preuve d'efficacité contre Cassis ».
Quand même, ça doit vous faire plaisir de marquer à nouveau après une si longue période de disette.
« Bien sûr, même si je ne me prenais pas la tête. Je bossais pour l'équipe, je me concentrais encore plus sur le travail défensif, j'allais aider sur les coups de pied arrêtés. Ce soir, j'ai simplement aidé autrement, en assumant mon rôle de buteur. J'ai réussi à marquer trois fois et j'en suis ravi. Mais je n'ai pas l'intention de m'arrêter là ».
Pour vous, il n'y a pas de doute sur le 2e but, c'est bien vous qui le marquez ?
« À mon avis oui. Vincent me dépose le ballon sur la tête et je la reprends. Maintenant, si certains pensent que c'est le défenseur qui le dévie, ce n'est pas grave.
L'important c'est d'avoir gagné et au-delà de ça, d'avoir vraiment pris du plaisir à le faire ».
« On savait qu'il fallait passer sur les côtés »
Paradoxalement, vous avez semblé plus à l'aise face à la défense à cinq joueurs dressée par Cassis…
« Ils ont débuté à cinq derrière mais sont très vite passés à quatre. On avait étudié leur jeu, on savait qu'il fallait passer sur les côtés en insistant sur les dédoublements. En plus, on gagnait souvent nos duels ce qui a tout facilité ».
Vous souvenez-vous de votre dernier hat-trick avec le Stade de Reims ?
« C'était en Coupe de France contre Calais(*) et le terrain était gelé ».
Recueilli par Gérard KANCEL
(*) Le 16 décembre 2007, à l'occasion du 8e tour de la Coupe de France, le Stade (L2) dominait Calais (National) 4-1 grâce à un triplé de Fauré et un but de Kermorgant.
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