Publié le mercredi 04 novembre 2009
Le défenseur rémois a été malmené par les attaquants de l'Estac.
Christian LANTENOIS
IL attendait cet instant depuis son arrivée au Stade à l'été 2006. Robuste gaillard de 1,82 m et 82 kg, Basile Yehoumé n'avait jamais eu sa chance à Reims. Il lui avait fallu s'exiler à Pacy-sur-Eure la saison passée pour trouver du temps de jeu. Le prêt arrivé à échéance, l'international béninois est revenu aux Thiolettes où les blessures et la concurrence l'ont cantonné en CFA2.
« J'ai voulu trop en faire »
A Troyes dimanche, la roue a bien voulu tourner en sa faveur mais Basile est conscient de ne pas avoir saisi l'opportunité. Il est lucide et avance des circonstances atténuantes recevables.
Basile, le forfait d'Alexandre Barbier vous a permis de gagner une place. Comment avez-vous vécu ce match ?
« Au départ, je n'étais pas prévu comme titulaire. Le coach a fait appel à moi. J'étais heureux mais je n'ai pas été au top. J'ai du mal à voir le positif dans mon match. Il me faut bosser pour retrouver mon niveau. »
Vous avez évolué dans l'axe. On vous connaissait plus comme latéral…
« Dans l'axe d'une défense à cinq, c'était vraiment nouveau. Je n'avais pas mes repères mais ce n'est pas une excuse. J'avais dit au coach que je pouvais jouer partout. Il faut prendre ses responsabilités : face à des attaquants troyens expérimentés, j'ai été mis en difficulté. Je n'ai pas été bon. »
Avez-vous ressenti de la pression ?
« J'ai senti qu'il y avait de l'attente autour de moi. Cela m'a bloqué. Je dois m'en servir. Je dois me remettre en question. »
A l'issue de votre prêt, Pacy voulait vous conserver. Regrettez-vous d'être resté à Reims ?
« Cela s'est bien passé à Pacy-sur-Eure mais j'ai encore un an de contrat. Je ne regrette rien. Je dois travailler pour me faire une place dans cet effectif. Physiquement, je ne suis pas à 100 %. Je relève de blessure (aponévrose cuisse gauche). J'ai eu beaucoup de pépins cette saison (entorse mal soignée à Pacy, adducteurs…). Cela fait beaucoup de frustration. Alors, quand j'ai eu la chance de jouer dimanche, j'ai sans doute voulu trop en faire. J'aurais dû jouer plus simple. »
Recueilli par Ph.L.
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