Publié le dimanche 25 octobre 2009
A la mi-temps, Jean-Luc Vannuchi est allé dire aux arbitres le fond de sa pensée.
Christian LANTENOIS
UNE colère contenue, mais une colère quand même. Il fallait beaucoup plus que des mots gentils pour apaiser Jean-Luc Vannuchi, le coach parisien, vendredi, à l'issue d'un « match d'hommes » perdu par sa troupe.
Son discours, volontairement pondéré, visait l'arbitre, le dénommé Alexandre Perreau Niel, dont la fébrilité générale et l'absence d'autorité en certaines occasions, ont, selon lui, faussé les débats.
Au soir de cette 14e journée, la formation parisienne semble définitivement détachée du wagon de tête. Avec désormais 9 points de retard sur Reims et 10 sur Créteil, 3e, la remontée s'annonce délicate.
Le Paris FC a perdu gros au stade Delaune.
Jean-Luc Vannuchi, quels enseignements tirez-vous de cette opposition entre prétendants à l'accession ?
« C'était un match physique, engagé. On s'y attendait. Je retiens surtout que l'arbitre n'a pas été à la hauteur de l'enjeu.
l y a un carton rouge tout à fait normal pour Stéphane Lucas à la fin, mais en début de partie, il y a un Rémois (Gragnic) qui met un coup de pied volontaire à un de mes joueurs sans être exclu ».
Vous en voulez forcément à l'arbitre que vous êtes allé voir en fin de 1re période...
« Ce qui me dérange, c'est cette impression désagréable qu'il y a eu deux poids, deux mesures. L'agressivité, c'est une chose, mais saine. Là, parfois, ça a dépassé les bornes.
Malheureusement, l'arbitre n'a pas été à la hauteur. Ce qui, je le précise, n'enlève rien à la victoire de Reims ».
Justement, que pensez-vous de votre adversaire ?
« Reims a été très réaliste. C'est une équipe composée de joueurs de qualité qui ont largement le niveau ».
L'engagement champenois vous a surpris ?
« Non, j'avais prévenu les joueurs que, dans cette équipe, il y avait des éléments qui ne misent que sur les duels. Après, c'est aux arbitres de faire leur travail. Si l'on prend la faute sur Macalou, le joueur rémois (Guégan) vient pour lui faire mal.
« Aux arbitres de faire leur travail »
Ce n'est pas dans l'esprit. Mais que voulez-vous ? Il faut faire avec. Sincèrement, je n'ai pas aimé l'arbitrage ».
Le PFC n'est pas passé très loin d'une bonne performance…
« Mon gros regret, c'est ce premier but sur une erreur individuelle survenue en essayant de partir de derrière, ce qu'on n'aurait pas dû faire. Après, tout ce qu'on avait mis en place dans la semaine a fonctionné. Fortes, on ne l'a pas vu. Nous avons surtout manqué de réalisme puisqu'en 1re mi-temps, il y avait la place pour marquer.
Finalement, on concède un but au moment où on s'y attend le moins. Après, il ne fallait surtout pas prendre le second car je savais qu'on allait avoir des opportunités ».
Cette défaite vous laisse un goût amer ?
« Je suis satisfait de l'état d'esprit, du jeu, de l'investissement. On reste optimistes, malgré la défaite. On va continuer à travailler sur ses bases et je pense que le PFC aura des jours meilleurs ».
Recueilli par Gérard KANCEL
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