Publié le lundi 02 novembre 2009 à 01H00 - Vu 2 fois
Et pourtant c'était bien engagé pour Brahim Thiam et les Stadistes qui avaient pris les devants grâce à Fauré…
Christian LANTENOIS
LE choc du sixième tour s'est avéré fatal à Reims hier après-midi dans le derby à Troyes (1-2).
Vainqueur de son voisin aubois il y a deux mois et demi en championnat (1-0), le Stade s'est, cette fois, incliné en étant renversé en seulement quatre minutes alors qu'il avait ouvert le score en début de seconde période sur un but improbable de Fauré.
« Après un but, il existe toujours une sorte de décompression de la part de l'équipe qui marque et une surmotivation de la part de celle qui est menée, explique Marc Collat. Nous avons ainsi reçu un coup de massue dont nous ne nous sommes jamais remis. »
Pratiquement jamais dangereux en première période, les Champenois n'avaient déjà dû qu'à deux exploits de Ferrand de conserver un score vierge à la mi-temps.
Supériorité numérique
Obligé de composer une défense à cinq expérimentale après le forfait de Barbier (vertiges) hier matin, Reims a payé plus tard ses approximations.
« Compte tenu de la multitude d'occasions que nous nous sommes procurées, la qualification est méritée, analyse Patrick Remy. Notre jeu s'est révélé plus équilibré en deuxième mi-temps. »
Le leader du National a pourtant évolué en infériorité numérique durant plus d'une demi-heure après l'exclusion de Carlier. Mais son adversaire, souvent miné par les pertes de balles et une construction trop lente, n'en a jamais profité. Au contraire, il a encore été sauvé par la transversale sur un contre terminé par Lafourcade.
« La manière fait mal, car nous aurions dû beaucoup mieux maîtriser la rencontre, affirme Sylvain N'Diaye, malheureux buteur (de la main) contre son camp. Nous avons pourtant eu de la réussite tout au long du match avec trois coups du sort en notre faveur. Au lieu d'en profiter, nous avons commis des erreurs qui ne pardonnent pas. A dix contre onze, nous avons manqué de patience. Nous nous sommes contentés de jeter des longs ballons qui n'ont pas fonctionné. »
Au-delà du fait de quitter la Coupe avant l'entrée des clubs professionnels, les Stadistes ont ainsi concédé une embêtante deuxième défaite d'affilée au moment où se profilent deux déplacements consécutifs (Plabennec et Moulins) en championnat. « Nous allons affronter deux formations moins huppées mais tout aussi dangereuses dans la mesure où elles luttent pour le maintien, conclut Marc Collat. Il faudra rapidement se relancer, car si nous n'avions pas d'objectif particulier en Coupe, la remontée en Ligue 2 constitue une priorité. »
Le Stade de Reims n'a plus que ça à méditer.
Cédric GOURE
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