Publié le lundi 11 février 2008 à 01H00 - Vu 8 fois
Devaux, Fauré et Barbier ont pesé dans la bataille aérienne. CHristian LANTENOIS
Christian Lantenois
L'homme du match
Kossi Agassa aurait pu être celui-là pour son arrêt de la dernière seconde sur une tête de Kebe ou sa sûreté dans les airs. Mais, le choix se porte sur Sylvain Didot. En milieu offensif axial, le capitaine a suppléé Julien Féret suspendu. Avec moins de volume créatif peut-être mais pas avec moins de poids offensif. « J'avais déjà occupé ce poste pendant trois ou quatre matches à Toulouse. Je me sentais bien en jambes », confiait-il au micro de France Bleu Cham pagne. Sa prestation fut couronnée d'un but, son premier depuis trente mois mais le gaucher retenait le succès collectif. « Rien a été simple mais ce n'est jamais facile contre Gueugnon. Même si tout n'a pas été brillant, nous avons su être réalistes. Cela donne une dynamique intéressante. »
Le fait du match
Sans conteste l'exclusion d'Alexandre Barbier à la 79e et, par extension, la prestation de Nicolas Rainville, l'homme en noir.
Le défenseur central en a fait les frais. L'arbitre a jugé que sa manière de célébrer son but n'était pas conforme aux lois du jeu et à la circulaire n° 579 de la Fifa. Le texte stipule qu'est passible d'un carton le fait d'ôter son maillot ou de se recouvrir la tête avec.
Barbier n'a réellement fait ni l'un ni l'autre mais il a relevé sa tunique et cela a suffi pour mettre la main à la poche. Barbier a dû sortir car il avait déjà eu maille à partir avec Corréia.
C'est miracle d'ailleurs si le Gueugnonnais, aux 368 matches en L2, a pu terminer ce match tant il a contesté les décisions et provoqué les Stadistes.
Le prochain match
Vendredi (20 heures), le Stade se rend chez sa bête noire : Dijon. Mais, une fois n'est pas coutume, les Rouge et Blanc ont un net ascendant sur leur rival.
Le DFCO n'a plus gagné depuis le 26 octobre et pointe pour la première fois dans la zone des relégables, loin du flamboyant groupe qui grimpait sur le podium au soir de sa victoire à Delaune à l'aller (1-0).
En décembre, Serge Romano s'est effacé devant Faruk Hadzibegic qui n'a encore jamais conduit les Bourguignons au succès en L2.
On se demande d'ailleurs quelles seront les relations entre Thierry Froger et le Bosniaque dont le nom avait été cité – rumeur lancée par l'intéressé ? – en novembre pour s'installer sur le banc rémois alors que la place n'était pas libre.
Pourvu que cela ne perturbe pas le Stade, 11e avec 6 points d'avance sur le premier relégable… Dijon. Lui qui a, parfois, tendance à « relancer » les adversaires en difficulté, se voit offrir la possibilité de remporter un troisième match de suite. Du jamais vu depuis son retour en L2 à l'été 2004.
Philippe Launay
***
Reims prend son pied
Taïder ou Kermorgant à la frappe, Barbier ou Fauré à la réception : le Stade dispose d'une nouvelle arme dans son jeu avec les coups de pied arrêtés (hors penalty) même quand l'adversaire multiplie les irrégularités à 35 m de ses cages, comme Gueugnon vendredi. On a si souvent critiqué le manque de réalisme des Rouge et Blanc sur coups francs et corners qu'il faut louer aujourd'hui leurs performances sur ces phases statiques.
Vendredi, Barbier a inscrit le 10e but rémois dans ce registre (*). C'est autant que toute la saison dernière et déjà deux fois plus qu'en 2005-2006. Au rayon stats, il faut aussi noter la 5e passe décisive de Kermorgant, ce qui fait du Breton un des meilleurs « serveurs » de la division avec Danic (Troyes) et derrière le Nantais Da Rocha (6).
Ph.L.
(*) Ne sont pris en compte que les buts marqués directement après la frappe : coup franc ou corner, reprise et but. Ne sont pas comptabilisées les réalisations venant après un cafouillage ou un autre temps de jeu.
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