Publié le mercredi 19 août 2009 à 01H00 - Vu 1 fois
Allart stoppé par Martins Pereira : les Ardennais ont été piégés sur leurs terres par des Ajacciens très (trop) combatifs.
Angel Garcia - l'Union de Reims
SEDAN a pris la mauvaise habitude de galvauder ses débuts de saison. Après les promesses entrevues en ouverture face à Caen en Coupe de Ligue (2-0 a.p.) et le nul pardonnable concédé contre Le Havre (1-1), candidat à la remontée immédiate, le CSSA a subi une deuxième défaite consécutive en s'inclinant hier à domicile face à Ajaccio (1-3), quatre jours après un revers à Châteauroux (0-1).
But refusé à Lasimant
Qui aurait pourtant pu croire à pareil scénario après vingt-cinq premières minutes emballantes ? Plus compacts que les Corses, derniers après deux revers pour débuter, les Ardennais pressaient haut et profitaient des espaces pour multiplier les occasions.
Ils allaient ainsi être récompensés après un festival d'Eudeline sur la droite, claivoyant pour centrer vers Tiberi, dont la remise permettait à Allart, à l'extrême limite du hors jeu, d'inscrire son premier but en championnat (1-0, 11e).
Mais au lieu de se décontracter, l'équipe de Landry Chauvin allait curieusement reculer pour s'exposer au réveil ajaccien dès la fin de la première période.
L'égalisation intervenait après un coup de pied arrêté insuffisamment renvoyé par la défense. Dans l'axe, Grégori ajustait un tir légèrement dévié, qui prenait Costil à contre-pied (1-1, 32e).
A partir de là, les insulaires prenaient un ascendant psychologique. Si séduisants en début de rencontre, les Sedanais peinaient dans la construction, au contraire d'adversaires désormais en pleine confiance, à l'image de Rivière qui enclenchait une frappe monumentale des 30 mètres directement dans la lucarne gauche de Costil (1-2, 56e).
Landry Chauvin tentait alors un électrochoc en effectuant un triple changement. Dans la continuité, Lasimant manquait un face à face avec Debes (60e), avant d'être injustement privé d'un but pour un hors jeu imaginaire (79e). Seulement, entre-temps, le cauchemar s'était poursuivi par un but contre son camp de Scaramozzino, qui se trompait en voulant dégager un corner rentrant de Deruda (1-3, 70e).
Avec deux buts de retard, le CSSA poussait maladroitement durant le dernier quart d'heure. Même si le poteau sauvait Debes sur une tête de Rozic prolongeant un coup franc de Tiberi (76e), les Corses préservaient leur victoire jusqu'au bout.
Les Ardennais, qui voulaient profiter des deux réceptions consécutives pour faire le plein de points, se retrouvent en position de relégable. Donc déjà sous pression pour la venue de Clermont vendredi.
Cédric GOURE
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