Publié le vendredi 16 mai 2008 à 01H00 - Vu 85 fois
Delaune regrettera l'efficacité du jeu de tête de son super buteur, Cédric Fauré. Christian LANTENOIS
Christian Lantenois
LE chasseur de buts est un homme sensible. Hier, Cédric Fauré a commencé par remercier sincèrement Daniel Wargnier, le président du Groupement officiel des supporters, qui venait de lui remettre un cadeau récompensant le meilleur joueur de la saison (*). Quelques minutes plus tard, il cachait mal sa tristesse de quitter un club et un environnement qu’il apprécie.
Pourtant, après deux saisons, 72 matches (en comptant celui de ce soir) et 30 buts, le Toulousain a confirmé son départ. «Je pars avec regret», a-t-il précisé, «mais je reviendrais».
Cédric, ce soir contre Nantes, disputez-vous votre dernier match sous les couleurs stadistes?
«Oui. Je pense que c’est mon dernier match avec Reims. Il y a 99,99% de chance que je signe ailleurs. J’ai longtemps réfléchi et ma décision est prise».
Plus rien ne peut vous faire revenir sur cette décision?
«Non. Les clubs qui m’avaient sollicité ont confirmé leur intérêt. Ce sont des équipes de Ligue 1 et je ne pouvais pas repousser éternellement ma décision».
La dernière proposition rémoise ne vous a-t-elle pas encouragé à rester?
«Je pense que les dirigeants auraient dû trouver un accord plus tôt. En examinant bien ma proposition initiale, puis la deuxième, on aurait pu trouver un terrain d’entente. Cela n’a pas été le cas».
On a l’impression que ça s’est joué à pas grand-chose…
«C’est vrai. Je pensais sincèrement qu’on aurait pu trouver un accord financier. Il me restait un an de contrat et le projet sportif m’intéressait. Et si j’ai fait part de mon envie de rester, ce n’était pas pour mettre la pression sur les dirigeants. J’aurais pu prolonger de deux ans. Mais bon… Il reste comme un goût d’inachevé. J’espère que Reims accédera un jour en Ligue 1»
On vous sent triste?
«C’est la première fois de ma carrière que je quitte un club avec autant de regrets. Comme je l’ai souvent dit, ma famille et moi nous nous sentions super bien ici. Ce matin, en venant à l’entraînement, je me disais que c’était la dernière fois que j’empruntais ce trajet. Oui, il y a beaucoup d’émotion».
Dans quel club évoluerez-vous la saison prochaine?
«Je vais privilégier un club où je jouerais, où l’entraîneur souhaite que je vienne. J’ai envie de continuer à progresser, mais aussi de m’épanouir dans un contexte sain et agréable».
La Ligue 1, c’est l’aboutissement après deux saisons pleines?
«J’y ai évolué avec Toulouse et Le�Mans et je souhaitais y revenir. Je pense avoir confirmé cette saison en inscrivant encore 15 buts. C’est le moment de tenter ma chance».
Recueilli par Gérard Kancel
***
Caillot : « Pas une affaire d'argent »
Les supporters le pressentaient. Cédrrriiiicc, l'un des chouchoux de Delaune, n'ira pas au bout de son contrat. UNE grosse perte pour un Stade toujours ambitieux. Une désolation pour les groupies. Certainement un manque à marquer pour les Rouge et Blanc.
Hier, le président stadiste a pris acte de la décision de son buteur vedette de poursuivre ailleurs sa carrière. « Ce n'est pas simplement une question d'argent. Il est difficile de retenir un joueur de 30 ans qui a l'opportunité de signer un bon contrat en Ligue 1 dans la mesure où le Stade de Reims s'y retrouve ».
Jean-Pierre Caillot confirme qu'il aurait été moins compréhensif s'il s'agissait d'un club de L2. « À nous de trouver un autre Cédric Fauré. Nous avons su faire l'effort pour faire venir Cédric, nous le ferons pour un autre attaquant. Nous avons des pistes… »
***
Tintin sur la banc
Comme un symbole : hier, les nuages sombres qui s'étaient installés sur les Thiolettes, ont été déplacés par le vent. Le soleil est revenu et brille à nouveau sur le Stade de Reims. L'essentiel a été sauvegardé et les supporters sont venus partager le dernier entraînement de la saison avec les joueurs.
C'est le Grand Pardon qui s'achèvera ce soir, à l'issue de ce Reims-Nantes dont la cruelle issue du match aller, a plombé la saison stadiste.
Thierry Froger qui, la veille, lors d'une réunion informelle, avait appris son limogeage, a décidé de reconduire le groupe vainqueur à Bastia. Clin d'œil du coach partant : Olivier Tingry remplace Mathieu Inthasane sur le banc. « C'est pour le remercier. Si l'occasion se présente, il pourrait jouer quelques minutes ». Une sorte de jubilé pour Tintin-le-fidèle qui a joué un rôle sportif et psychologique important lors de cette difficile année.
Ce soir, Froger espère que la fête soit réussie : « C'est toujours bien de terminer la saison devant son public. J'espère qu'il n'y aura pas de relâchement. Nantes vient pour jouer et j'espère vraiment que la soirée sera belle ».
C'est alors que le visage du coach se figea après une question évoquant le bilan de cette saison : « Je laisse le soin à mes employeurs de dresser le bilan. Je verrai alors s'il est conforme au mien… »
Manifestement, le vent breton d'hier n'a pas charrié tous les cumulus.
G.K.
***
Libres de tout contrat…
Hier, Olivier Létang, le directeur général, a rencontré individuellement tous les joueurs libres et quelques-uns encore sous contrat.
Si rien n'a filtré officiellement de ces tête à tête, il en ressort que Philippe Burle, Thomas Ayasse, Henrique Gomes, Olivier Fontenette et Joffrey Bertolino ne porteront sans doute plus le maillot rouge et blanc.
Shiva Nzigou et Johann Truchet, les grands blessés de la saison, encore liés au club pour deux et une saison, sont dans l'expectative. À la reprise, le 24 juin, ils feront le point avec le nouvel entraîneur.
Quant aux membres du staff, Philippe Simonin et Stéphane Guilleman, ils ont entre leurs mains une proposition de prolongation.
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site








Réagissez