Publié le lundi 18 mai 2009 à 01H00
ROCROI
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L'ÉTÉ ardennais s'annonce déroutant pour les touristes et ceux-ci ont intérêt à bien s'informer avant d'enfiler les kilomètres pour découvrir les richesses de notre département.
Entre travaux (lire par ailleurs) et fermetures définitives, une douzaine de sites répartis sur presque tous les secteurs sont à éliminer des parcours touristiques habituels.
Ainsi, le drapeau est en berne pour les deux musées de l'ardoise ardennais, Rimogne et Fumay, pour le Tapis point de Sedan, pour le Pavillon du sanglier à Mogues, pour la Maison des sorcières à Charleville et pour l'hôtel Beury de l'Échelle.
Pour Fumay, rien de vraiment neuf puisqu'une pancarte « fermé pour travaux » orne sa porte depuis maintenant deux saisons. Mais d'après le maire, Jean Blanchemanche, la situation devrait changer en 2010 : « Le musée de l'ardoise ne correspondait plus à ce qu'on appelle un musée. On essaie de trouver d'autres solutions. Le parc Terre altitude a réhabilité un site ardoisier. On étudie la possibilité d'y intégrer les collections du musée de l'ardoise pour être cohérent. »
La partie n'est donc pas encore perdue pour la Pointe qui aura bien besoin de cette nouveauté en 2010 pour compenser la disparition du fort de Charlemont. Car rien ne dit qu'il restera visitable après le départ de l'armée.
2009 est peut-être son ultime saison. En tout cas, c'est celle du centre Oméga à Rumigny qui fermera définitivement fin septembre prochain.
La Thiérache ardennaise aura décidément payé un lourd tribut en peu de temps : Rimogne, Rumigny, l'Échelle. La dynamique touristique est sérieusement amputée, près de la frontière picarde.
Restent Rocroi et le Musée de l'école à l'Échelle. Philippe Coquelet, propriétaire de l'hôtel Beury, fermé depuis septembre et toujours en vente, réagit : « Notre départ est lié au financement de la Drac (Direction régionale des affaires culturelles). On commençait à avoir une renommée internationale et on nous coupe les vivres. »
Créer des hôtels et des gîtes
Dans le Sedanais encore, deux sites représentatifs du patrimoine ardennais ne pourront être ouverts cet été : le Tapis point de Sedan, témoin d'un passé prestigieux et dont le contenu a heureusement été racheté par la commune et le Pavillon du sanglier, dédié à l'emblème des Ardennes. Woinic l'a mangé tout cru.
Il faut dire qu'avec moins de 1.500 entrées par an, ce site ne faisait pas partie des lieux les plus visités des Ardennes.
Le pavillon et les six hectares de bois derrière sont en vente pour un montant de 200.000 euros.
La volonté de réduire les coûts de fonctionnement va de pair avec un nouvel élan : la création d'hôtels et de gîtes qui ramèneront des fonds plutôt que d'en dépenser, assure Jean-Luc Warsmann. Soit, mais si chaque canton perd des sites et que tout peut être vu en un jour, les touristes souhaiteront-ils rester plus longtemps ? Chacun de ces sites, si modeste soit-il, était un fil du maillage touristique où les trous en 2009 sont de plus en plus gros.



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