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Enseignants grévistes à la fac / Le président frappe au portefeuille

Publié le vendredi 15 mai 2009 à 01H00 - Vu 6 fois


Même si ça en a le goût, ceci n'est (officiellement) pas une pénalité financière.

Même si ça en a le goût, ceci n'est (officiellement) pas une pénalité financière.


POUR débloquer la situation du campus rémois Croix-Rouge, perturbé depuis début février, le président Vistelle de l'université privilégie le dialogue. Mais il vient de montrer qu'il sait aussi, à l'occasion, ne pas se contenter de paroles. Il frappe désormais les enseignants grévistes au portefeuille.

Si l'on en croit Fabien Tarrit, prof d'économie et qui fait partie desdits grévistes, plane désormais sur lui et ses confrères une menace de retenue sur salaire : « J'ai reçu une lettre de la présidence il y a un ou deux jours, signée de M.Vistelle, disant que si les copies du 1er semestre ne sont pas rendues pour le 19 mai, je subirai une retenue sur salaire d'un trentième par jour de retard ». Exact. Cette lettre est datée du 12 mai, et elle est adressée sans distinction à « mesdames et messieurs les enseignants et enseignants chercheurs de l'Urca » (université de Reims Champagne-Ardenne).

Et le président Vistelle y dit bien « qu'en cas de retard (par rapport à la date du 19 mai marquée en gras) vous me contraindrez à faire procéder » à ladite retenue. Un des rares moyens de pression à sa disposition vis-à-vis de cette catégorie de personnel. Certes, pour mieux faire passer la pilule, le président explique dans son courrier, en se référant à la réglementation de la comptabilité publique, que cette retenue est une « mesure comptable » sans avoir « le caractère d'une pénalité financière » ni « d'une sanction disciplinaire », mais en tout état de cause, ça doit quand même faire des sous en moins…

L'objectif du président est que les jurys d'examens et concours du premier semestre puissent se tenir « d'ici la fin mai », ce qui ne sera pas possible tant que certaines copies et notes seront « retenues » par les grévistes. Pour accentuer la pression, la lettre précise d'ailleurs au détour d'un paragraphe que le Conseil d'Etat considère cette retenue comme une faute professionnelle !

Selon M.Tarrit, le cas de Reims ne serait pas unique : d'autres présidents appliqueraient la même méthode au moins à Lille et à Toulon.

Antoine PARDESSUS

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Tom-

16/05/2009 à 02h19

C'est quand même surprenant. C'est le gouvernement qui est responsable de cette invraisemblable situation de blocage et ce sont les chercheurs qui vont (symboliquement) payer.

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