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Énergie : la filière bois n'est plus la seule

Publié le jeudi 03 avril 2008 - Vu 62 fois


En Thiérache, le paysage énergétique se transforme progressivement. Lancée il y a dix ans, la filière bois n’est plus la seule. D’autres sources d’énergies apparaissent, commele solaire et la biomasse.
Photo : Jean-Baptiste Wojciechowski, devant la vitrine de l'Aaat. Il peut répondre à toutes les questions :  techniques, financières et fiscales.

En Thiérache, le paysage énergétique se transforme progressivement. Lancée il y a dix ans, la filière bois n’est plus la seule. D’autres sources d’énergies apparaissent, commele solaire et la biomasse. Photo : Jean-Baptiste Wojciechowski, devant la vitrine de l'Aaat. Il peut répondre à toutes les questions : techniques, financières et fiscales.


« En Thiérache, le solaire est aussi valable qu'à Nice ! »

Jean-Baptiste Wojciechowski tient une permanence à l'espace info énergie, du lundi au vendredi, de 9 heures à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 heures. La permanence se tient en fait au magasin « Saveurs et terroirs » de l'atelier agriculture Avesnois Thiérache (Aaat), en face de la mairie de La Capelle.
« Avec l'ouverture de ce nouvel espace info énergie, il s'agit du 6e espace dans l'Aisne et du 10e en Picardie », explique Assal Ackli, coordinateur au niveau des collectivités locales à l'Ademe, l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, qui gère ces espaces.
« Il s'agit de donner des conseils neutres, sur les plans technique, financier et fiscal, aux particuliers, de leur expliquer l'isolation, les économies d'énergie, les énergies renouvelables, la géothermie, le recours au bois énergie.
Il faut savoir faire un mixte entre ces formes d'énergies », continue Jean-Baptiste Wojciechowski, qui est prêt à répondre -gratuitement- à toutes les questions possibles. Il est un domaine où ce dernier s'attend à beaucoup de questions, c'est celui de l'énergie solaire. Et de souligner : « En Thiérache, le solaire est aussi valable qu'à Nice ».
Toujours selon lui, dans les Ardennes voisines, il existe deux installations agricoles en bio-gaz, ou biomasse. Des installations qui permettent la co-génération, c'est-à-dire la production de chaleur et d'électricité. Pourquoi pas donc en Thiérache ?
Financés par l'Ademe, le conseil régional et les conseils généraux, ces lieux d'accueil s'intègrent pleinement dans les politiques territoriales. L'activité des espaces info énergie s'articule autour de deux missions phares : l'information et le conseil personnalisé, donc, et la sensibilisation du grand public. A ce propos, une conférence est organisée ce vendredi à 10 h 30 à la mairie de La Capelle.
M.M.
* Tél. 03.23.97.17.16.

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Vers la biomasse à l'Ile verte

L'alimentation de l'Ile verte en biomasse : le projet est toujours d'actualité. Toutefois, en raison du prochain renouvellement de contrat et du fait qu'il s'agit d'une forme d'énergie nouvelle, les choses ont pris du retard. Rappelons que la biomasse est une énergie produite par la décomposition des matières organiques, en l'occurrence en gaz.
« Le complexe l'île verte est à ce jour alimenté au gaz. De ce fait, nous sommes preneurs de toutes formes d'énergies, moins chères que le gaz. Nous gérons en effet des deniers publics, et nous devons les gérer au mieux. Notre but est par exemple de faire baisser la subvention d'équilibre, qui comble le déficit. Nous sommes donc dans une démarche globale, financière et technique, soumise à un renouvellement des marchés », explique Jean-François Marlot, qui gère le dossier à la communauté de communes des Trois-Rivières, et qui insiste sur la notion de « développement durable ».
En clair, l'agriculteur concerné par la fourniture de l'énergie biomasse (cela ne concernera qu'une partie de l'énergie nécessaire au fonctionnement de l'Ile verte), Jean-François Thomas, est toujours dans la course. En raison de la complexité du processus, il est donc normal qu'il prenne son temps. Cependant, à terme, d'autres sources d'énergies pourraient être aussi retenues, comme le solaire.
Le Sémaphore au bois énergie : autre projet, nettement plus avancé de toute évidence, à Buire-Hirson, le Sémaphore double actuellement sa surface. Dès septembre, les travaux seront terminés. Les nouvelles entreprises s'installeront dans la foulée. Les deux nouveaux bâtiments seront chauffés au bois, sur le principe des plaquettes. Un chantier mené également par les Trois-Rivières.
Le projet Eurowood à Saint-Michel : la transformation du dépôt militaire de la forêt de Saint-Michel en un centre des bois façonnés devrait très bientôt entrer dans sa phase de concrétisation. Cela s'inscrit dans le cadre du projet global Eurowood, financé par l'Europe. Un projet mené par le centre du bois de Thiérache, basé à Trélon.
M.M.

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Les particuliers cible pour la filière bois / énergie

Cela fait 10 ans que la filière bois/énergie fait partie du paysage thiérachien. « Il a fallu beaucoup de motivation, une certaine unité du groupe », explique Benoît Leurquin, président de l'atelier agriculture Avesnois/Thiérache (Aaat), de La Capelle, la structure qui fédérait les pionniers, « Au départ, il y avait une dizaine d'agriculteurs ». Un atelier qui a dû faire face à un certain scepticisme général.
A ce jour, le bilan est le suivant : « 42 chaudières installées et une dizaine de projets ». Mais surtout, grâce à un partenariat efficace avec l'Ademe (agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), la filière bois/énergie apparaît comme « un moyen de diversification ». D'autant que les ressources sont considérables, « et puis, on n'a pas touché à la forêt ».
Progressivement, comme l'indique également Benoît Leurquin, « Nous avons été reconnus par les consommateurs, les agriculteurs, les partenaires financiers ». Ces derniers sont ainsi le conseil régional, le conseil général, et surtout l'Ademe.
A ce jour, donc, les chaudières alimentées par le bois des haies sont installées dans des exploitations agricoles, des sièges de bureaux d'entreprises ou de collectivités locales. Et c'est désormais à ces dernières de montrer l'exemple (comme le Sémaphore à Buire, voir ci-contre). Ou encore un autre projet à Boué.
« La filière bois est réelle, elle a besoin d'être mise en réseau », reconnaît de son côté Jean-Jacques Thomas, premier vice-président du conseil général. Le défi désormais, ce sont les plates-formes de distribution de plaquettes. Sur l'ensemble du territoire, ces plates-formes se mettent progressivement en place.
Et l'élu départemental de souligner que le conseil général vient de voter la mise en place d'un schéma directeur du bois/énergie. Parallèlement, les communautés de communes sont incitées à prendre la compétence énergie.
En somme, les collectivités locales doivent désormais montrer l'exemple. La prochaine étape étant l'équipement des particuliers, au niveau d'une propriété par exemple.
M.M.

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Les dernières contributions


M02

03/04/2008 à 14h39

Vers la biomasse à l'Ile verte...
"gestion des deniers publics" selon Jean-François MARLOT.
Je ne crois pas (pour l'instant) aux économies dans ce domaine.
Sans vouloir jouer les Cassandre, méfions-nous des slogans et des lobbies, qui veulent nous faire croire que "le développement durable" va nous faire faire des économies...
Les frais d'amortissement des installations et de maintenance seront-ils réellement à hauteur des discours convenus (voir l'expérience du gouffre financier et peu productif de l'éolien au Danemark (à peine 10% de leurs besoins en électricité, et à quel prix!) et en Allemagne qui "essuie les plâtres" à l'échelle des pays concernés?
Sans être a priori contre, restons vigilants et ne nous laissons pas abuser par les slogans très à la mode du moment.

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