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Élus, lancez vos chantiers !

Publié le mardi 15 septembre 2009 à 01H00 - Vu 9 fois


Jean-Paul Bachy et Bruno Bourg-Broc accueillis par Patrick Bernasconi et Jean-Pierre Guérin au nouveau siège de la FRTP.

Jean-Paul Bachy et Bruno Bourg-Broc accueillis par Patrick Bernasconi et Jean-Pierre Guérin au nouveau siège de la FRTP.


« Les prix de vente et les marges de nos entreprises sont en chute libre. Les trésoreries connaissent des tensions inquiétantes. » Jean-Pierre Guérin, président de la Fédération régionale des travaux publics (FRTP) de Champagne-Ardenne, a dressé un tableau plutôt sombre de son secteur, mardi au cours d'assises régionales consacrées au thème « Rebondir face à la crise ». Pour le porte-parole des 250 entreprises de TP de la région, il faut réagir rapidement si l'on veut éviter de passer par la case réduction d'effectifs, alors que les intérimaires ont déjà payé un « lourd tribut » à la baisse de l'activité.

Certes, le plan de relance gouvernemental a regonflé les perspectives de commandes publiques, qui représentent 75 % du travail des TP. Mais la FRTP attend toujours les premiers coups de pioche de la branche ouest de l'Y ardennais (A34) ou de la mise à deux fois deux voies de la RN4 dans la Marne.

Mais il n'y a pas que les « grands » projets de l'État, mais aussi les « petits » et « moyens » des collectivités locales. En mars dernier, la fédération avait identifié 10 000 chantiers en France, dont 207 en Champagne-Ardenne, susceptibles de relancer l'activité. Six mois après, Jean-Pierre Guérin se plaint d'un retard à l'allumage. « Il faut non seulement que ces projets soient lancés, mais que certains soient accélérés. »

Certes le remboursement anticipé du fonds de compensation de la TVA pour les collectivités a mis du fluide dans les finances. Mais les lenteurs des procédures administratives pèsent toujours sur les plannings. « Entre le moment où l'on décide d'un investissement et le moment où on l'inaugure, il se passe cinq à six ans. Pour une station d'épuration, le délai peut atteindre dix ans », témoigne Bruno Bourg-Broc, maire de Châlons-en-Champagne. Le sénateur Yves Detraigne regrette la disparition de l'ingénieur de subdivision de l'équipement. « Elle laisse en plan les petites communes qui n'ont souvent pas de service technique en propre et qui doivent avoir recours à l'assistance en maîtrise d'ouvrage laquelle provoque un allongement des délais. »

Le président de la fédération nationale des TP, Patrick Bernasconi, verrait bien le vote de loi « d'accélération » des grands projets comme il en existe en Allemagne.

En attendant, les collectivités locales, et notamment les communes, sont confrontées à la suppression de taxe professionnelle, annoncée par le président de la République, sans que l'on ne sache formellement par quoi elle sera compensée.

Après avoir encore appelé les élus à lancer leurs projets, Jean-Pierre Guérin a montré l'exemple en faisant visiter le tout nouveau siège régional des TP que la fédération nationale vient de faire construire au parc du Mont Bernard, à Châlons.


 


cahiereco

Julien Bouill
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lentarteur

15/09/2009 à 14h49

Comment anticiper le lancement des travaux de 2010, quand les budgets des communes ne sont pas votés et qu'elles ne connaissent pas encore leurs recettes à venir. Surtout dans le contexte actuel?

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