ÉCO / Un arbitre à la tête de la centrale de Chooz

ÉCO / Un arbitre à la tête de la centrale de Chooz

Publié le mardi 14 octobre 2008 à 01H00 - Vu 458 fois

Le centre nucléaire de production d'électricité de Chooz a changé de patron durant l'été. Olivier Lamarre, 38 ans, originaire de Bourges (Cher), père de deux enfants, a succédé à Jean-Paul Jolly dont il était le délégué depuis avril 2006.
Sorti ingénieur de l'Ecole supérieure d'électricité (Sup'Elec) de Gif-sur-Yvette en 1993 après avoir effectué une classe préparatoire à Versailles, Olivier Lamarre a d'abord effectué sa période de service militaire dans la Marine au sein de l'état-major parisien, avant d'entrer dans la vie professionnelle.
C'est sans surprise qu'il a commencé à travailler pour EDF. C'était à la centrale thermique du Havre en 1994. « J'ai ensuite exercé la responsabilité de chef de service exploitation et de responsable environnement dans cette unité qui était la première du groupe EDF à recevoir la certification Iso 14001, et à témoigner du respect de l'environnement ».
Après deux ans dans les services parisiens d'EDF, Olivier Lamarre s'en va diriger, de 2001 à 2004, la centrale de Richemont, alimentée par les gaz des hauts fourneaux mosellans.
Ensuite, il se déplace de quelques kilomètres pour déposer ses bagages à Thionville, où il est nommé directeur délégué de la centrale nucléaire de Cattenom (2004 à 2006).
Une expérience qui précède son arrivée dans les Ardennes au printemps 2006.
A Chooz, il est donc à la tête de 640 salariés travaillant directement pour la centrale, mais aussi de 60 agents EDF basés sur le site et qui dépendent de diverses entités d'EDF. Plus une centaine de prestataires permanents présents toute l'année.
Le poids de la centrale
« Un nombre qui peut monter à un millier lors des arrêts de tranche pour le rechargement du combustible ».
Visiblement, Olivier Lamarre est fier de diriger une structure qui pèse sur l'économie ardennaise.
« Les taxes versées par la centrale représentent environ 50 millions d'euros par an, les salaires des agents d'EDF 40 millions d'euros alors que les dépenses de maintenance s'élèvent entre 40 et 60 millions d'euros en fonction des exercices ». Parallèlement à ce travail prenant, Olivier Lamarre parvient à… arbitrer au sein de l'élite du football français.
Après avoir « sifflé » en L1, il arpente cette saison les pelouses de L2 « en fonction de mes astreintes à la centrale ».
Ravi que le TGV soit arrivé dans les Ardennes, il profite de ses déplacements sportifs pour « travailler sur des documents ».
« J'ai ainsi la chance de vivre de l'intérieur le football de haut niveau. Dans la Pointe des Ardennes, on me connaît d'ailleurs plus comme arbitre que comme directeur de la centrale. Le premier rôle étant plus médiatisé… ».
Pascal Remy

L'union l'Ardennais