Publié le mardi 26 juin 2007 à 01H00 - Vu 3 fois
René Dosière, député de Laon, s’en est pris clairement hier à des responsables PS du département.
Juste après sa réélection, ce dernier indique avoir été accueilli chaleureusement au sein du groupe PS à l’Assemblée nationale.
« Au sein du conseil général, l’ambiance est différente. »
Selon lui, c’est tout simplement parce que le premier vice-président du conseil général et premier secrétaire de la fédération socialiste de l’Aisne, Jean-Jacques Thomas, ainsi que le directeur de cabinet du président du conseil général et secrétaire fédéral PS aux élections, Philippe Mignot; «ont uni leurs efforts pour combattre ma désignation en soutenant un autre conseiller général».
Une manœuvre désavouée par les électeurs pour René Dosière espérant « qu’ils en tireront les leçons. En attendant, je considère qu’il convient de mettre un terme au cumul des fonctions et de responsabilités incompatibles et néfastes. » René Dosière parle de responsabilités au sein du Département et du Parti socialiste de l’Aisne. «Ce mélange des genres conduit à des pratiques contestables qui dégradent la cordialité des relations au sein de la majorité départementale et nuisent à un fonctionnement transparent du conseil général. Je souhaite que le président du conseil général, usant de l’autorité que lui confère sa fonction, prenne les mesures qui permettront de redresser cette situation.»
Pour l’heure, René Dosière a rejoint le groupe progressiste, présidé par Thierry Lefèvre et comptant désormais six membres, «qui m’ont spontanément apporté leur soutien dès l’annonce de ma candidature».
« Selon les règles »
Hier, Philippe Mignot n’était pas présent au conseil général qui siégeait en session.
En revanche, Jean-Jacques Thomas a répété que son rôle de secrétaire fédéral du PS se bornait à s’assurer du bon fonctionnement, c’est-à-dire selon les règles, des instances du parti.
« Je ne suis pas intervenu dans le vote de la section de Laon et la liste des votants de ladite section a été approuvée par les amis de René Dosière. Mon rôle a seulement consisté à valider le vote des militants (comme l’a fait le national) qui plaidait en faveur de Fawaz Karimet. Dès le soir du premier tour, ce dernier et le PS axonais a appelé à voter pour René Dosière. »
Jean-Jacques Thomas ajoute qu’il était socialiste avant d’être premier vice-président du conseil général.
« En outre, lorsque René Dosière était député, il s’était présenté contre moi pour la fonction de président du PS de l’Aisne. Là encore, les militants ont tranché. Est-ce parce qu’il n’a pas été élu qu’il parle aujourd’hui de cumul des mandats? »
Pour finir, Yves Daudigny, joint hier soir, attendait éventuellement pour réagir aux propos de René Dosière.
Yann Le Blévec
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site




