Publié le vendredi 12 décembre 2008 à 01H00
Alors que les mouvements de ces derniers jours étaient d'inspiration locale, l'Union nationale lycéenne a lancé un mot d'ordre national de manifestations partout en France le jeudi 18 décembre.
FRANK PERRY
«JE ne prévois pas de mutation brutale en ce qui concerne le cycle terminal » qui comprend la classe de première et la terminale, a affirmé le ministre de l'Education sur RMC, ajoutant qu'il n'avait pas d'« intentions extrêmement novatrices ».
Les filières actuelles devraient donc peu bouger : « On les appellera peut-être différemment, mais il y aura toujours ces dominantes-là », a-t-il dit, citant « le professionnel, le technologique, le littéraire, l'économique et les scientifiques ».
Le baccalauréat ne changera pas non plus, a-t-il affirmé.
Pour rassurer encore, le ministre va envoyer la semaine prochaine une lettre à tous les parents d'élèves en troisième afin de leur expliquer la nouvelle seconde.
Le gouvernement entend mettre en place une nouvelle seconde à la rentrée 2009, une nouvelle première en 2010 et une nouvelle terminale en 2011. Le profil de la classe de seconde, présentée dans ses grandes lignes en novembre, sera détaillée mardi.
Les lycéens n'en ont pas moins manifesté à nouveau hier, notamment à Rennes, Caen, Brest, Quimper, Saint-Nazaire, Vannes, La Roche-sur-Yon, des mobilisations parfois émaillées d'incidents, dénoncés par les chefs d'établissement.
Alors que les mouvements ces derniers jours étaient d'inspiration locale, l'Union nationale lycéenne, première organisation, a lancé un mot d'ordre national de manifestations partout en France jeudi 18 décembre.
Elle demande le report de la réforme du lycée et que cesse « la casse du service public » d'Education.
De son côté, la Fidl prévoit des « mobilisations importantes » mardi et jeudi.
M. Darcos s'est encore montré prudent sur le dossier des sciences économiques et sociales, dont les professeurs concernés jugent l'enseignement menacé dans le cadre de la réforme : « Les élèves ont besoin de sciences économiques et sociales », a-t-il dit.
La question de savoir si elles seront obligatoires et si le volet « sciences sociales » sera préservé, reste à confirmer.
Le ministre a en outre assuré que l'école maternelle serait « la même qu'aujourd'hui » à la rentrée prochaine, avec l'accueil « de tous les enfants de trois ans sans exception et, là où c'est possible […] ou nécessaire », l'accueil des « enfants plus jeunes ».
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