Publié le lundi 21 septembre 2009
Si, à Angers, la défense sedanaise a su contenir les attaquants du SCO, le CSSA n'a pu ramener qu'un seul point là où il y avait la place d'en prendre trois.
LAURENT COMBET
APRES sept journées, les Sedanais sont mal en points (six seulement et 16es au classement). Sur les trois derniers matches, qu'ils ont plus ou moins dominés, ils n'en ont récolté que deux alors qu'objectivement, au regard de leurs prestations, ils auraient pu (dû) faire un carton plein.
Il ne faut pas chercher bien loin l'explication (et elle n'est pas nouvelle !) : le manque d'efficacité dans la zone de vérité. Le constat est criant et le calcul très simple à faire : en deux cent soixante minutes, la formation ardennaise a inscrit trois buts mais s'est procuré pas moins de vingt-et-une occasions franches à côté. Rien que ça !
« Pour rater des occasions, il faut d'abord se les créer, relativise Djibril Sidibé. Je ne me fais pas de souci ça va va bien finir par rentrer. »
De la consistance
Malgré ce déficit, les productions du CSSA sont plutôt encourageantes. S'ils ont été totalement absents durant une demi-heure à Angers vendredi soir, les Ardennais ont ensuite pris le dessus sur une formation du SCO qui ne devrait pas réitérer ses performances des deux dernières saisons (elle a tout de même perdu Ben Khalfallah et Alo'o Efoulou dans l'intervalle).
« Au début, nous n'avons pas respecté le jeu angevin, concède Marcus Mokaké qui s'est retrouvé bien seul à aller presser pour empêcher la relance. Ce n'était pas ce que nous pensions. Après vingt-cinq minutes de jeu, nous avons changé notre système. Nous avons du coup mieux contrôlé le match. »
Pour couper les trop nombreuses relations dans les intervalles, le bloc a reculé d'une vingtaine de mètres et s'est donc forcément compacté.
Des points et vite !
« Notre jeu s'est remis en place petit à petit, avoue Landry Chauvin. Nous nous sommes bonifiés au fil des minutes. C'est positif. Nous étions privés de beaucoup de défenseur. L'équipe était new-look dans ce secteur. Nous avons malgré tout dégagé une certaine solidité. Notre match a été assez consistant. »
Et, alors que les Angevins se sont éteints sur le plan physique, les Ardennais n'ont tenu le rythme. « Sur notre deuxième période, nous pouvons éprouver des regrets », reconnaît le technicien mayennais. « Un point à l'extérieur, ce n'est pourtant pas négligeable, poursuit Djibril Sidibé. Tout le monde n'en ramènera pas d'ici. »
Maintenant, il va cependant falloir rectifier le tir sur le plan comptable. Car, si la situation n'est pas encore inquiétante à la vue de tout ce qui a été dit plus haut, elle pourrait le devenir si les points ne tombaient pas dans l'escarcelle du CSSA très rapidement.
Dans cette optique, la semaine qui s'annonce pourrait être décisive entre un match de Coupe de la Ligue mercredi contre Auxerre (pour le capital confiance) et la réception de Brest vendredi (pour le capital points).
Des occasions à saisir.
Sylvain POHU






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