CSSA / Chauvin à découvert

Publié le mercredi 07 octobre 2009

A l'issue de son intervention, l'entraîneur du CSSA s'est vu remettre un sanglier sculpté de la part de Bernard Gibaru, président du Dictrict des Ardennes (à droite).

A l'issue de son intervention, l'entraîneur du CSSA s'est vu remettre un sanglier sculpté de la part de Bernard Gibaru, président du Dictrict des Ardennes (à droite).

APRÈS Pierre Mankowski, adjoint de Raymond Domenech, et Erik Mombaerts, sélectionneur de l'équipe de France Espoirs, Landry Chauvin était l'invité de l'assemblée générale des éducateurs lundi soir à Bazeilles.

Entre un long monologue de présentation et les réponses aux questions de ses interlocuteurs, l'entraîneur sedanais s'est livré à quelques réflexions savoureuses. Florilège.

A propos de l'obtention du Diplôme d'entraîneur professionnel de football : « Quand je me suis présenté à l'oral, je ne connaissais pas l'identité des autres candidats. Lorsque j'ai vu Daniel Bravo ou Jean-Guy Wallemme, je me suis dit que j'avais endossé un costume trop grand pour moi. Mais une fois sur le terrain, je me suis senti très à l'aise. »

A propos de son stage réalisé à Santos : « Grâce à mes bons rapports avec Adailton, j'ai séjourné à Santos, le club de Pelé. On sent tout de suite au Brésil un culte des anciens joueurs qui n'existe pas en France. Trois jours avant une demi-finale de Copa Libertadores, j'ai vu une opposition organisée à quinze contre quinze sur un demi-terrain. L'entraîneur n'était autre que Wenderlei Luxemburgo, l'ancien sélectionneur du Brésil. »

A propos de son départ de Rennes : « Pierre Dréossi a décidé de démissionner après huit défaites consécutives. A ce moment-là, les adjoints n'existent plus. Malgré une proposition de rester au club, j'ai décidé de partir. Au chômage, le téléphone ne sonne plus du tout. La seule offre que j'ai reçue est venue de Libourne-Saint-Seurin pour être le prête-nom de Stéphane Ziani. Or, je n'ai pas passé le DEPF pour être un prête-nom. »

A propos de son arrivée à Sedan : « J'ai reçu un coup de fil de Michel Rouquette. Je lui ai fait répéter son nom plusieurs fois, car je ne savais pas qui était Michel Rouquette. J'ai même cru à une blague parce que je ne pensais pas qu'un club comme Sedan s'intéresse à moi. »

A propos de sa rencontre avec Pascal Urano : « J'étais parti à trois heures du matin de chez moi, car j'avais rendez-vous dans son bureau à Charleville. J'avais préparé toutes mes questions, mais arrivé devant lui, j'avais tout oublié. Il m'a dit d'emblée qu'il y avait deux matches à ne pas perdre : les deux derbies contre Reims. »

A propos de ses débuts difficiles au CSSA : « A l'avant-veille du derby aller contre Reims, je suis convoqué par le président. J'étais persuadé qu'il allait me virer. Mais au contraire, il m'a assuré de son soutien. Ça reste un moment fort de mon début de carrière. »

A propos du recrutement : « J'en assume la responsabilité. Mais j'avais des conditions budgétaires à respecter. Nous n'avons pas dépensé un centime en transferts, sans compter que notre masse salariale est très en dessous de la moyenne en Ligue 2. Si nous excluions le budget dévolu au centre de formation, nous pointerions avec le neuvième ou dixième portefeuille de la division. »

A propos des relations avec les joueurs : « J'ai le sentiment qu'il existe parfois un complexe d'infériorité des entraîneurs et un complexe de supériorité des jeunes joueurs. »



Cédric GOURE


 


cssaL2

Imprimer Recommander Wikio Facebook twitter digg

Réagissez

Pour contribuer et recommander vous devez être connecté (création de compte)

Avertissement
Nous vous rappelons que vous avez, lors de la création de votre compte, accepté les conditions d’utilisation du site. Celles-ci proscrivent notamment la diffamation, l’incitation à la haine raciale, l’atteinte aux bonnes mœurs.
Nous vous prions donc de respecter strictement la charte d'utilisation du site www.lunion.presse.fr. A défaut, votre compte sera banni du site.
Voir aussi : La FAQ de la modération

Droits de reproduction et de diffusion réservés © www.lunion.presse.fr