Publié le jeudi 14 janvier 2010 - Vu 281 fois
En 2003, Charles de Courson avait déjà comparu devant le tribunal de police de Châlons pour un excès de vitesse.
«J'ai fait une bêtise. J'assume ! » Le député (Nouveau Centre) Charles de Courson ne se cache pas. Oui, aux commandes de ses chevaux-vapeurs, il a bien été contrôlé en excès de vitesse par la maréchaussée ce samedi matin : 141 km/h sur une route limitée à 90 km/h…
Spécialiste en matière de transports aériens au sein de la commission des finances de l'Assemblée nationale, l'élu-bourreau de travail se retrouve donc, tel un quidam, simple piéton, dépendant « d'amis qui me conduisent depuis samedi ». Car, bien évidemment, cet excès de grande vitesse (plus de 50 km/h au-delà de celle autorisée) lui a valu, sur le champ, un retrait de son permis de conduire pour un mois. En attendant l'addition finale.
Car, « comme tout citoyen, je vais être convoqué au tribunal d'ici un mois ou deux… » programme-t-il, fataliste. Pour ce type d'infraction, Charles de Courson encourt « une contravention de 5e classe », a expliqué Me Olivier Chalot, avocat au barreau de Reims, spécialiste des affaires routières. Dans le détail, il s'agit « d'une amende pouvant aller jusqu'à 1.500 €, d'une suspension de permis, sans aménagement possible, jusqu'à 3 ans et le retrait de 6 points ».
Troisième fois
Le député marnais connaît bien la musique.
Car il n'en est pas à son premier excès. Dans nos colonnes, en 2002, Charles de Courson admettait ainsi s'être fait « retirer trois points à trois reprises en dix ans, ayant subi auparavant une suspension de huit jours ».
Et, en juin 2003, c'est sur la pénétrante de Châlons-en-Champagne qu'il s'était fait rattraper par la patrouille à 114 km/h au lieu de 50.
Après le retrait illico pour une semaine de son permis, il avait écopé devant le tribunal de police de Châlons d'une suspension durant 15 week-ends et 500 € d'amende alors que la Parquet avait réclamé un mois de privation du carnet rose.
A l'époque, dans le compte rendu d'audience publié par l'union, le député s'était vu nommer « Charles-Amédée pied au plancher ».
Cette fois, il est passé au stade « Charles à fond, à fond, de Courson », même s'il échappe à la récidive. Le délai ne s'élève qu'à trois ans en la matière, sans quoi c'est devant le tribunal correctionnel qu'il aurait dû répondre d'un délit, risquant alors « une suspension de permis jusqu'à 3 ans, une amende de 3.750 € et une peine de prison pouvant se monter jusqu'à trois mois », a détaillé Me Chalot.
Mais, au fait, pourquoi, un tel empressement mettant sur les dents les forces de l'ordre ? « Un problème communal m'a retenu trop longtemps à Vanault-les-Dames alors que je devais assister à une cérémonie de vœux à Cramont. J'étais donc en retard… »
On ne sait si, depuis, Charles de Courson a formé le vœu de ménager l'emballement de ses destriers-vapeurs à l'avenir.
Frédéric GOUIS
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