Publié le mardi 24 novembre 2009
Les patients vitryats ont finalement pu se faire vacciner, avec près d'1 h 30 de retard.
Aur¿lie Juillard
C'EST ce qu'on appelle être pris au dépourvu ! Et un centre de vaccination dépourvu de vaccins, cela fait mauvais genre, surtout lorsqu'il s'agit de la grippe A.
C'est pourtant bien ce qui s'est passé, hier après-midi, à la salle des fêtes de Marolles, pour le premier jour de la campagne vitryate. Dès l'ouverture, à 16 heures, une longue file d'attente commençait à se dessiner devant la salle polyvalente. Les premiers habitants de l'arrondissement à avoir reçu une convocation avaient largement répondu présent, à l'image de Christian, considéré comme un cas à risque : « C'est pour ça que je suis venu. On ne sait jamais, il ne faut pas prendre ce virus à la légère. Ceci dit, je ne pensais pas qu'il y aurait autant de monde. » Médecin en charge du centre de vaccination marollais, le docteur Meier, lui non plus, n'en revenait pas devant cet afflux massif de patients : « Je suis franchement surpris de voir autant de monde. Je m'occupais également du centre de Givry-en-Argonne, la semaine dernière et c'était nettement plus calme. »
« C'est dommage d'en arriver là »
Assisté par trois étudiants en médecine et quelques infirmières, le staff médical était fin prêt pour enchaîner les piqûres…
Sauf qu'après une heure d'attente, les doses de vaccins censées être livrées avant 16 heures par la Ddass, n'étaient toujours pas arrivées. Il aura fallu attendre 17 h 30 pour que soit déchargé à Marolles le précieux chargement.
Un couac logistique qui n'a pas manqué d'agacer copieusement les Vitryats, amassés dans la salle d'attente : « Je me doutais que ça se passerait mal, puisqu'à Châlons, c'était déjà le cas », grogne Adeline, maman d'un bébé de moins de 6 mois, venue de Saint-Amand-sur-Fion. « Je suis arrivée exprès en avance, vers 15 h 45 et depuis plus d'une heure, on attend. Et pendant ce temps, personne ne nous explique comment ça va se passer. Ils ont quand même eu le temps de se préparer ! C'est dommage d'en arriver là. »
Diabétique et bloqué dans la file depuis de longues minutes, Maurice partage le même avis : « Franchement, si je n'étais pas diabétique, je ne serais pas venu. Toute cette campagne est mal expliquée et mal organisée. »
Même son de cloche pour Francis et Françoise de Maisons-en-Champagne et grands-parents d'un nourrisson : « Nous ne sommes là que pour protéger notre petit-fils. Sinon, honnêtement, on ne serait pas venu. J'avais un rendez-vous en fin d'après-midi, mais vu comment les choses avancent, je vais être obligé de l'annuler. »
Certains n'ont pas eu la patience d'attendre. Comme Christian, qui a fini par quitter la file d'attente : « Je suis bien obligé de retourner travailler », sourit-il. « Mais je reviendrai demain. »
Charles MARTIN
La vaccination se poursuit jusqu'à jeudi à Marolles de 16 à 20 heures.
grippea




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