Publié le lundi 06 juillet 2009 - Vu 8 fois
François-Legros (1) et Paul-Fort (2) doivent gagner une classe en revanche Université (3), Schuman (4) et Joliot-Curie (5) en perdront une.
Remi WAFFLART
«C'EST presque stabilisé.» Aux yeux de l'inspectrice d'académie, Anne-Marie Filho, les effectifs des collèges publics rémois seront comparables en septembre prochain à ce qu'ils étaient l'an dernier. C'est en tout cas ce qu'indiquent les prévisions actuelles. Elles n'ont rien de définitif, et l'inspectrice insiste là-dessus, mais permettent de dégager une tendance.
Alors, cette tendance? Une nouvelle fois à la baisse (4.894 élèves contre 4.925), mais une baisse si petite qu'elle fait comme on l'a vu presque figure de stabilité aux yeux de notre interlocutrice de l'Education nationale. Il est vrai qu'avec ce déficit de 31 potaches, on est loin des pertes nettement plus impressionnantes des années précédentes. Mme Filho rappelle qu'en 2005 par exemple, (il est vrai avec un collège de plus, Pablo-Picasso aujourd'hui disparu) on atteignait les 5.447 collégiens dans la cité des sacres. Cela veut dire qu'en l'espace de trois ans, celle-ci avait perdu en route plus de 520 éléments...
Donc, globalement, pour l'ensemble des onze collèges de Reims intra-muros, baisse limitée en vue pour la rentrée 2009. Avec, comme on peut s'y attendre, des différences entre les établissements: ainsi, ils sont cinq à pouvoir perdre une classe, Université, Robert-Schuman et Joliot-Curie de façon quasi certaine, Maryse-Bastié et Georges-Braque de façon plus hypothétique (« On hésite au sujet de ces deux-là », confie l'inspectrice); et il y en a deux au contraire qui devraient gagner une classe: François-Legros et Paul-Fort.
Malentendants et chinois
L'explication de ces différences de traitement, l'inspectrice les attribue très largement et tout simplement à l'évolution démographique des zones de recrutement des établissements, plus qu'aux possibles différences de prestations entre eux (qui permettent de faire jouer éventuellement les fameuses dérogations). Et effectivement, si l'on constate bien par exemple que François-Legros, qui fait partie des gagnants de la prochaine rentrée, se distingue par une unité pédagogique d'intégration (UPI, dispositif adapté aux enfants présentant un handicap) spécialisée pour les malentendants, a contrario, Georges-Braque, avec son option chinois, tout aussi originale, fait partie, lui, des possibles perdants....
Si l'on élargit à présent la réflexion à l'ensemble du district de Reims (soit Reims plus les collèges de Cormontreuil, Tinqueux, Bazancourt, Gueux, Witry-lès-Reims, Rilly-la-Montagne, Verzy, Fismes, Pontfaverger et Saint-Thierry), on s'aperçoit que la baisse est un poil plus faible (9.230 attendus contre 9.258 cette année, soit un déficit de 28); on constate aussi que les ouvertures de classes sont plus nombreuses autour de Reims qu'à Reims même: il y en aura à Fismes, Witry, Gueux, Rilly et Saint-Thierry. Traduction toute naturelle d'un peuplement de la campagne plus prononcé qu'en ville.
Et si l'on veut pour finir s'amuser à faire un peu de provocation ou de polémique, on notera que, si le public, à Reims, enregistre une baisse, faible mais une baisse quand même, le privé de son côté, annonce plutôt une hausse (lire aussi par ailleurs). Mais que l'on se garde bien d'en tirer des conclusions trop hâtives: ce ne sont là que des prévisions, a bien précisé l'inspectrice, et non pas des chiffres définitifs!
Antoine PARDESSUS
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