Publié le mardi 04 décembre 2007
BRIGITTE FOURÉE : Comment allez-vous faire pour cumuler vos fonctions ?
l'u : J'ai démissionné du conseil régional mais je tenais à rester élue municipale car je tiens à garder le lien le plus proche possible avec les habitants d'un territoire. On reproche souvent à Strasbourg ou à Bruxelles d'être coupés de la réalité concrète. L'Europe exige d'avoir une présence sur le terrain. C'est tout le challenge d'un élu que de ne pas penser uniquement politique mais d'assurer un équilibre avec la réalité quotidienne.
Nouveau centre
Concrètement comment allez vous jongler avec vos emplois du temps ?
Mon rôle de députée européenne me demande une présence une semaine par mois à Strasbourg et encore sur cette semaine là c'est du lundi après-midi au jeudi après-midi soit 3 jours et demi. Une autre semaine, je passerai une journée et demie à Bruxelles. Le 3e semaine, je travaillerai au sein de mon groupe politique, le PPE au sein duquel je serai la représentante française du nouveau centre.
C'est toute une organisation, vous allez assurer seule ?
Non bien sûr. Je me suis entourée de collaborateurs efficaces. A Bruxelles, Florence Rangeon sera mon attachée parlementaire. Elle est Amiénoise et diplômée de l'IEP de Grenoble, c'est son premier poste, elle a 23 ans. Ce qui est drôle, c'est que c'est la fille d'un de mes collègues et que je l'ai connue enfant. Elle a un très beau profil et connaît très bien l'Europe. Et puis j'ai la parité dans mon équipe avec Fabrice Hinschberger qui s'occupera essentiellement d'Amiens et de la circonscription. Il a un rôle plus politique. Florence sera plus technique. On aura bientôt une permanence en ville. Finalement c'est une organisation assez comparable à celle qu'ont les parlementaire français. C'est jouable.
Et la fac dans tout ça ?
J'ai beaucoup de chance là encore car on tombe à la fin du 1er semestre. Pour le 2e, je vais essayer de mettre mes cours les vendredis toute la journée et le samedi matin.
Et la mairie ?
J'y serai les jours où je suis à Amiens et les week-end. Et puis maintenant avec les mails, les portables, il y a toujours moyens de rester en contact permanent. Après, il y aura la campagne…
Vous êtes allée sur place pour voir ?
Jean-Luc Bourlanges que je remplace m'a emmenée à Strasbourg. C'est une pointure de la réflexion européenne. C'est difficile de passer après lui mais en même temps, il me fait confiance et me présente partout comme son successeur. J'ai très envie d'être à la hauteur. J'ai vu avec lui comment ça fonctionne. Ce n'est pas une politique de petites phrases, et ça, ça me plaît. C'est une vraie politique.
Pas pour se montrer et faire bien dans la presse. C'est une politique qui engage des changements concrets dans la vie quotidienne des européens. Partout j'ai été accueillie à bras ouverts. Je vais pouvoir travailler correctement.
Vous êtes donc prête ?
Il va falloir aller très vite maintenant. Il n'y a pas de temps à perdre. Nous sommes très organisés, j'ai une équipe de choc, la santé. Le reste devrait suivre. Il n'y a pas de raisons.
Recueilli par Marie Joubert






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