Publié le mardi 19 janvier 2010 - Vu 42 fois
Laurent Barateau à Reims : un label français pour une production nationale.
Gerard PERON
Quatrième génération artisan-joaillier, Laurent Barateau peut se targuer de travailler dans le plus vieil atelier de Reims « Il date de 1892 », précise-t-il.
Ainsi, durant plusieurs dizaines d'années, cet atelier a surtout travaillé avec les bijoutiers rémois avant de recentrer son activité sur la clientèle particulière.
Sortant de la prestigieuse école de joaillerie de la rue du Louvre à Paris en 1988, Laurent Barateau suit plusieurs stages chez des artisans connus. Toutefois, l'expérience sera définitivement acquise au sein de l'entreprise familiale. Laurent Barateau revendique un savoir-faire. Et c'est bien ce talent qui lui a permis d'être labellisé Joaillerie de France. « Ce label a été créé il y a cinq ans conjointement avec les syndicats représentatifs de la profession et les ministères de l'Industrie, de l'Economie et des Finances. »
Le label d'origine de fabrication « Joaillerie de France » a pour objectif de promouvoir partout dans le monde l'ensemble des savoir-faire français en matière de fabrication joaillière. Cinquante bijoutiers se sont vu remettre ce gage de qualité. « J'ai été suivi durant six mois par un jury. Il fait un audit de mes comptes et statue sur une dizaine de pièces (bagues, colliers, bracelets) provenant de mon atelier. »
Le label garantit que chaque produit qui en est frappé a bien été fabriqué, c'est-à-dire monté, serti et poli en France. Il est représenté par un poinçon spécifique composé du poinçon de titre et du poinçon de maître au sein de l'Hexagone.
Les titulaires du label s'engagent à respecter les règles de l'art de la bijouterie et de la joaillerie française, c'est-à-dire les critères d'excellence et de qualité de fabrication.
Il s'agit là également d'un engagement éthique. Le label garantit que la fabrication des produits respecte les dispositifs d'ordre juridique, social et environnemental encadrant les activités des entreprises du secteur. « On peut considérer que cela permet aux consommateurs de valider une traçabilité », observe Laurent Barateau. L'autre intérêt du label est la mutualisation. « Par exemple, dans des grands salons à l'étranger, nous pouvons nous présenter sur le stand de la Joaillerie de France. Cela peut me permettre de dynamiser mon secteur à l'export. » Il est évident que face à la concurrence des grands groupes qui font réaliser complètement ou en partie leurs fabrications en Chine, la France a tout intérêt à sauvegarder ce domaine d'élite qu'est la joaillerie.
Sophie Claeys-Pergament
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