Publié le dimanche 20 décembre 2009 à 01H00 - Vu 2 fois
Au diapason du collectif ardennais (4 sur 4 au tir), Kévin Corre a porté l'Etoile vers un succès référence.
Angel Garcia - l'Union de Reims
C'était le match de la réhabilitation pour la JLBourg. Après deux défaites d'autre choix que de s'imposer.
De réhabilitation, il n'y a pas eu. Face à Charleville très entousiaste et tourné vers l'offensive, la Jeu a coulé proprement (86-95).
D'entrée, c'est Noël avant l'heure pour les Ardennais. Les Burgiens laissent des boulevards. Les visiteurs se gavent de situations ouvertes sur la périphérie et de positions libres sous le cercle. À la pause, les locaux sont sur les bases de 100 points encaissés (52-47).
Fabrice Courcier de râler après coup : « On manque trop d'investissement en défense. On ne peut pas gagner en prenant autant de points... Nous sommes sans doute l'équipe de Pro B qui commet le moins de fautes durant ses premières périodes (7 au repos hier soir). »
Pourtant, les Burgiens mènent 9-2 (2e) puis abandonnent leurs bonnes intentions. Les Carolos ne s'affolent pas, récitent leur partition collective autour de Calasan, Paelay et Davis.
L'entraîneur Nikola Antic apprécie cette solidarité : « Je donne beaucoup d'importance au collectif et je n'hésite pas à donner des responsabilités à mes joueurs français. Que les évaluations et le score soient partagés ce soir, ce n'est pas une surprise. »
De fait, Mangin, Corre et Thomas viennent au relais de leurs partenaires. Quand le capitaine local McClark abandonne définitivement ses partenaires (25e), l'affaire prend défintivement une mauvaise tournure pour les Bressans.
Calasan au vestiaire...
Privés de point d'ancrage à l'intérieur, dépourvus de force de pénétration, ils laissent leurs hôtes s'envoler (60-75, 28e).
Pourtant, les Burgiens vont avoir leur chance. Dubiez signe deux bonifiés de suite. Surtout, à l'entame du dernier quart, Calasan écope de deux anti-sportives d'affilée qui le renvoie aux vestiaires illico presto. Avec la rafale de lancers qui s'ensuit, la JLrevient sur les talons des visiteurs (75-79).
Et Nikola Antic d'avouer alors : « J'ai eu un peu peur et j'ai pris un temps mort. Mais à ce moment de la partie, on peut se débrouiller avec des joueurs plus petits pour compenser. »
Corre, notamment, s'arrange pour tenir l'intérieur. Et ses partenairs vont repartir de plus belle. Ils signent un 10-0 autour de Paelay et Thomas (75-89, 37e).
Fabrice Courcier, l'ex-Saint-Quentinois, fulmine : « Nous n'arrivons à nous révolter que lorsque nous sommes très loin. Ensuite, quand nous revenons, nous laissons le panier facile qui nous rejette. Nous sommes trop dans la frustration, pas assez dans la continuité. »
Les ultimes instants ne sont que péripéties. Les Ardennais se défont sans grande difficulté du pressing desespéré des locaux. Ils s'imposent le plus logiquement du monde (95-86). Et enfoncent les Bressans dans un océan d'incertitudes et d'interrogations alors que Charleville a su éléver son niveau pour effacer le court revers ébroïcien. Et poursuivre sa montée en régime
La réception du co-leader palois (5 janvier à Dubois-Crancé) peut nourrir de belles étrennes...
létoile
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