Publié le lundi 27 avril 2009
C'EST bien souvent dans l'adversité que naissent les unions les plus surprenantes. Rivaux sur les parquets depuis des années, l'Espé Châlons et le Reims CB font aujourd'hui front commun contre le conseil général de la Marne.
Dans un communiqué, cosigné par le président châlonnais Michel Gobillot et son homologue rémois Eric Girardin, les deux clubs marnais, relégués de Pro B la saison dernière et assurés de leur maintien en N1, dénoncent la décision du Conseil Général de ne pas leur attribuer de subvention « de soutien au sport de haut niveau ».
Or, l'Espé et le RCB répondent aux critères d'attribution qui sont : « 1. Avoir un statut associatif et pratiquer le sport de haut niveau. 2. Avoir une équipe évoluant au niveau national (hors ligue pro). 3. Avoir des équipes jeunes de moins de 20 ans ». Ainsi, selon le barème établi par le Conseil Général, les deux clubs devraient bénéficier d'une aide de 45.000 euros.
« Malgré le fait que nos deux clubs respectent strictement ces pré-requis, le Conseil Général a refusé de nous attribuer cette subvention, dans un premier temps relativement à notre passé récent en ligue professionnelle, et dans un second temps, en s'appuyant sur le fait qu'il y avait « une présence majoritaire de joueurs professionnels » dans nos effectifs », précise la lettre ouverte.
« J'ai assez donné pour le basket »
« Au regard des subventions accordées à l'ensemble des clubs sportifs marnais de haut niveau, il nous apparaît injuste de ne pas figurer parmi ces bénéficiaires, et nous estimons que cette décision relève donc d'un traitement pour le moins inégalitaire », poursuivent les deux présidents avant de citer Philippe Michelot, vice-président chargé notamment des affaires sportives. « Cette position a été confirmée le 20 mars 2009 par M. Michelot […], lors de la présentation de la nouvelle politique sportive du Conseil Général, en ces termes : j'ai assez donné pour le basket. Nous laissons à chacun le soin d'interpréter ces propos », écrivent-ils.
Hier, après avoir eu connaissance du communiqué, nous avons essayé de joindre Philippe Michelot, sans succès.
Restons convaincus que l'intéressé, ou ses services, ne manquera pas de réagir rapidement sur cette affaire qui confirme le peu d'intérêt accordé par le conseil général de la Marne au sport de haut niveau et professionnel.
Nicolas ROY




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