Publié le lundi 25 mai 2009 à 01H00 - Vu 12 fois
« Je n'avançais pas, avec des temps de passage moins bon qu'à l'entraînement... »
Maury GOLINI
LA chaleur de Metz a plombé hier le rêve de Yohann Diniz, seulement 8e du 20 km de la Coupe d'Europe, de doubler 20 et 50 km aux championnats du monde d'athlétisme en août prochain à Berlin. « Je n'avais pas de souffle après 2 km, pas de jambes. Maintenant, on va se mettre sur le 50 km », a expliqué le Marnais après sa première grande compétition depuis son abandon aux JO de Pékin.
« Comment penser encore au doublé après ça, s'est demandé son entraîneur Pascal Chirat. Il faudrait refaire un 20 km pour obtenir les minima et ça signifierait revoir toute la préparation avant les Mondiaux. Alors qu'on a prévu une période de récupération après Cracovie et avant la préparation finale à Font-Romeu. »
« On va en parler, a-t-il ajouté. Mais je pense que ce n'est pas raisonnable de doubler. Il peut faire aussi chaud à Berlin et on peut perdre après le 20 km une chance de médaille dans le 50, l'épreuve de référence pour Yohann. »
Parti comme un fou au coup de feu du starter, Diniz, champion d'Europe et vice-champion du monde du 50 km, comptait après le 1er tour (2 km) plus de 20 secondes d'avance sur un trio de poursuivants, comprenant notamment l'Italien Ivano Brugneti, médaillé d'or aux J0-2004.
Déception
Puis ce fut le trou noir pour le plus populaire des athlètes français, rejoint au passage du 4e km, « asphyxié », ayant « du mal à respirer » et faisant peine à voir.
« Je n'avançais pas, avec des temps de passage moins bons qu'à l'entraînement. Et pourtant j'étais à 190 pulsations/minute comme si j'étais parti pour battre le record du monde », s'est désolé Diniz.
Son explication? « Je fais des allergies au pollen en cette période. Car, sinon, j'avais fait une super préparation et je n'avais pas la pression que j'ai pu connaître à Pékin. Et je restais sur mon record de France du 50 km à Dudince (Slovaquie).»
« J'ai tenu parce qu'on était en France. Au moins, j'aurais fait 20 bornes. Maintenant, il va falloir récupérer de cet effort. Je vais quand même aller dimanche prochain à Cracovie (sur 10 km) », a ajouté le Champenois.
« Décontenancé? Non, plutôt déçu », a souligné son entraîneur. « On a un plan sur 4 ans et il ne faut pas être trop alarmiste. Les indicateurs étaient au vert et il comptait battre le record de France. Sa défaite est trop radicale », s'est consolé le coach. Egalement responsable des courses hors stade à la Fédération française d'athletisme, Pascal Chirat était doublement déçu. Aucun autre Français n'a pu se qualifier hier pour les Mondiaux. A Berlin, Diniz risque d'être bien seul, et sur une seule distance.
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