Publié le mardi 13 novembre 2007
Ardennes-Forges avait repris début 2007 une partie des activités de l'usine Thomé-Génot, ainsi qu'une soixantaine de ses 294 salariés, avec le soutien du conseil général des Ardennes qui lui a mis en location les machines rachetées après la liquidation de Thomé-Génot. Photo d'archives : Karen KUBENA
Karen KUBENA/l'Union Reims
L'entreprise Ardennes-Forges, qui a repris le site de l'ex-équipementier automobile Thomé-Génot à Nouzonville dont la liquidation judiciaire fin 2006 avait provoqué un conflit avec les salariés, délocalise une partie de sa production en Chine. C'est ce qu'a annoncé lundi sa direction.
"Deux lignes de production sur une douzaine ont été démontées pour être envoyées en Chine, dans la province du Shandong, où elles devraient être opérationnelles mi-2008", a déclaré Bruno Queval, directeur de l'entreprise implantée sur l'ancien site de Thomé-Génot et où travaillent une soixantaine de personnes.
"Nous suivons la stratégie annoncée, à savoir suivre nos clients où ils sont implantés", a précisé le directeur de la société qui fabrique actuellement des pôles d'alternateurs, notamment pour les entreprises automobiles Valeo et Ford.
Ardennes-Forges avait repris début 2007 une partie des activités de l'usine Thomé-Génot, ainsi qu'une soixantaine de ses 294 salariés, avec le soutien du conseil général des Ardennes qui lui a mis en location les machines rachetées après la liquidation de Thomé-Génot.
"C'est cela le plus choquant, que le conseil général ne s'entoure pas de précautions concernant l'argent public", a déploré Yannick Langrenez, ancien représentant de la CGT chez Thomé-Génot, qui craint à terme une délocalisation totale de la production.
"L'activité en Chine vient en complément du site de Nouzonville", a assuré de son côté M. Quéval. Selon lui, une "baisse des effectifs" aura néammoins lieu en 2008 lors de la fin du contrat avec Ford.




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