Publié le mercredi 08 octobre 2008 à 01H00 - Vu 38 fois
LA CATHEDRALE ET LA LUNE
Christian Lantenois
Fugue / Deux sœurs de 11 et 13 ans recherchées à Reims
Depuis lundi matin, deux élèves manquent à l'appel au collège Maryse-Bastié de Reims.
Sophie, 11 ans, et sa sœur Valérie, 13 ans, ont fugué du domicile paternel, quatre jours seulement après un arrêt de la cour d'appel ordonnant leur retour en Italie auprès de leur mère.
Père des deux fillettes, Renaldo G. n'a pas voulu cette fugue. C'est un homme abattu, rongé d'inquiétude, qui désespérait hier soir d'avoir de leurs nouvelles. Une attente partagée avec sa compagne et le grand-père paternel.
Les deux sœurs sont nées en Italie. Séparation des parents, garde alternée, relations conflictuelles. À l'été 2007, Renaldo G. quitte la Péninsule pour Reims où il a trouvé du travail. Il emmène ses deux filles avec lui.
La mère saisit la justice française pour récupérer ses enfants. Jeudi dernier, la cour d'appel de Reims lui donne raison en ordonnant le retour des deux sœurs « à leur résidence habituelle en Italie, auprès de leur mère ». Lundi matin, vers 7 h 30, Sophie et Valérie partent au collège comme si de rien n'était. « À 11 heures, j'ai reçu un message du collège m'indiquant qu'elles n'étaient pas venues en cours », raconte Renaldo G., alors au travail.
De retour chez lui, rue de Verdun à Reims, il découvre une lettre déposée sur le bureau de la chambre de l'aînée. Elle est écrite en italien. Extraits traduits : « Cher papa. Nous savons que tu as tout fait pour nous protéger. Nous n'avons pas confiance en la loi française qui ne nous a pas aidées. Nous préférons plutôt mourir que retourner en Italie. Ça nous chagrine, pardonne-nous ».
Alertée, la police a ouvert une enquête pour « disparition inquiétante ». Un maître-chien de la gendarmerie a été sollicité pour pister la trace des deux sœurs, sans succès. Depuis, plus rien. Sophie et Valérie se sont volatilisées.
« Nous avons fait le tour de toutes les copines de mes filles. Aucune ne les a vues. »
Au commissariat de police, où l'on souhaite rester discret sur cette affaire, on indique que l'enquête suit son cours. Les heures ou les jours à venir apporteront peut-être du nouveau.
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